Axelle Stephane

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vendredi 28 août 2015

Ménage dans les commentaires

Bon j'ai eu plein de commentaires spams. Donc je les ai effacés en espérant avoir pu garder les vôtres intacts. J'ai fait de mon mieux.

Le livre en anglais !

Enfin, le livre est sorti en anglais ! Uniquement en e-book car je n'ai les droits en anglais qu'en numérique. Mon éditeur a essayé de trouver un partenariat avec une maison d'éditions anglo-saxonne, sans succès. Ah si les livres pour lesbiennes faisaient plus vendre... Enfin bon, le livre est enfin traduit. Vous avez plein d'infos sur mon nouveau site (réalisé par moi-même, et pas peu fière). Oui, le site est merveilleux et différent de ce blog : Girls Have The Softest Skin

Plus de nouvelles au prochain billet ! Mais je voulais vous annoncer la grande nouvelle ! Je cherche à le faire connaître donc si vous avez des contacts, des idées de sites anglos-saxons, dites-moi :)

Ah et j'ai ajouté mon premier prénom à mon nom. C'est plus facile comme ça. Axelle, c'est mon deuxième prénom. Je l'aime bien mais je suis plus habituée au premier.

lundi 19 janvier 2015

Envie de ses lèvres

Source : Robert Kondo

Avoir envie de ses lèvres mais ne pas vouloir se laisser emporter car on sait que la personne ne nous rendrait pas heureuse, en raison de traits de personnalité trop en décalage avec ceux qui nous conviennent, du fait de son éloignement géographique ou social, ou encore de ses valeurs, peu importe la raison, les raisons, elles sont évidentes, pourtant on ne veut pas voir, on le réussit d'ailleurs souvent, à mettre nos œillères, à nous laisser emporter par notre élan, jusqu'à ce que l'insatisfaction, le mal-être, le chagrin, le doute, contraignent nos yeux à regarder, notre cœur à s'effacer et notre corps à se frustrer, il faut alors un peu de lucidité et surtout du courage car ça fait mal, à la hauteur de notre saut dans cet inconnu pas si inconnu mais Ô combien exaltant... Pourquoi, parfois, quand on peut faire autrement, ne pas s'épargner ce chemin, pour prendre le raccourci joyeux et fleuri ? Détourner le regard ? Pour le diriger vers le bon et le beau.

mardi 16 septembre 2014

Bande de filles

Un petit mot pour déjà annoncer que Les Filles ont la peau douce est désormais disponible en e-book. Yeah !  Et la traduction en anglais avance :-)

Ensuite, j'ai eu la chance de voir le dernier film de Céline Sciamma, Bande de filles ; la réalisatrice est intervenue à la fin de la projection pour échanger avec le public. ATTENTION SPOILERS.

Toujours mal à l'aise en voyant ses films, j'ai ressenti cette même tension inconfortable pour Bande de filles. Peur de la violence dans un univers très clivé, où le mot "meuf" est une insulte ("espèce de meuf"), où les filles, les femmes, se taisent dès qu'elles voient des hommes, où celles qui couchent sont déconsidérées, où un frère punit physiquement ses sœurs en mal d'indépendance, où les filles se battent et rackettent pour pouvoir parler aux hommes d'égales à égales...

Tout cela avec un rythme typique de Céline Sciamma : des vagues d'énergie positives alternent avec des temps contemplatifs, mais cette fois avec pour seul sujet Marieme, celle dont on suit la vie pendant une année, celle que l'on voit évoluer, tant physiquement que mentalement, celle qui joue avec l'assignation de genre, d'un extrême à l'autre, sans s'en rendre compte elle-même, celle qui de co-équipière passe à racketteuse, celle qui en quête de "normalité" scolaire finit par abandonner l'école, celle qui est si insaisissable qu'elle en est méconnaissable parfois. Car on est bien là en plein dans l'adolescence, période douloureuse pour beaucoup et toujours évoquée comme extrêmement cruelle par la réalisatrice, période où l'on veut être à la fois libre et acceptée, soi-même et l'autre, différente et semblable.
Céline Sciamma a su trouver des actrices crédibles, intenses, capables autant d'improviser autour d'un mini-golf que de jouer tout en retenue une scène d'adieu à la dernière venue, avec une cheffe de bande magnétique et généreuse, soumise elle-aussi aux codes de la cité et de la famille. Céline Sciamma a su comme à son habitude évoquer la violence sans en montrer les effets, nous en menacer aussi sans aller au bout de nos appréhensions (fort heureusement en ce qui me concerne). Juste une lèvre fendue et un soutien-gorge trophée dans ses 1h45 de film.

Et pour la première fois, à contrecourant d'un impératif contemporain qui vide de son sens l'action elle-même, Céline Sciamma a fait le choix de la non-diversité : tous les protagonistes sont noirs ou métisses. Cette altérité pour les personnes blanches de la salle associée à la clarté du propos, de ce film qui pense par lui-même - à l'instar de certains romans de Diderot notamment - peut créer un effet fable ou conte de fée moderne, comme une histoire d'un autre monde, où les personnes blanches n'existent quasiment pas. Presque une fiction. Peut être est-ce cette impression un peu hors-sol qui a privé ce très beau film d'une récompense au festival de Cannes.

Une prochaine fois sans aucun doute. Et pour le moment, une belle démonstration, puissante, évocatrice, avec par moments un grand souffle épique, digne d'un grand western urbain, les armes à feux en moins... et la musique en plus. Céline Sciamma nous a parlé avec humour de cette très belle scène collective d'une fête dans une chambre d'hôtel, avec Like A Diamond par Rihanna. Elle a eu l'autorisation de l'équipe de Rihanna pour utiliser sa chanson car cette scène est "cool". Elle est aussi d'une tristesse joyeuse comme celle d'Adèle de Kechiche qui, elle, écoutait Lykke Li tout à son bonheur de se trouver elle-même.

vendredi 18 avril 2014

Vouloir et avoir en amour

Alors que j'écris mon roman petit à petit, morceaux par morceaux, je vis aussi une nouvelle histoire d'amour, et LA question se (re)pose : comment maintenir le désir dans la relation amoureuse ?

Comment aimer et désirer ? Après les (é)mois où les hormones transcendent tout - le sommeil, la faim, la distance - comment trouver un équilibre ? Comment avoir toujours envie de l'autre ? Comment attiser le feu ? Comment rester amoureuse ? Comment être présente à soi et à l'autre ? Comment ne pas s'oublier ? Ne pas oublier son désir, ses besoins, ne pas s'oublier dans ceux de celle que l'on aime ?

Cette conférence donne quelques clefs :

Esther Perel: The secret to desire in a long-term relationship

Le texte en anglais se trouve .

La vingtaine de minutes vaut la peine. J'ai particulièrement retenu le caractère fondamentalement opposé du désir et de l'amour, la nécessité de rester soi-même, de se demander ce qui nous anime, ce qui fait de nous une personne désirante et excitée sexuellement. J'ai bien aimé aussi l'idée selon laquelle les préliminaires commencent dès la fin de l'orgasme, jusqu'au prochain. Le désir nous maintient en veille alors que l'amour nous apaise. Deux mouvements, deux élans, deux besoins, deux envies, presque à l'opposé mais qui peuvent se retrouver, s'oublier l'une dans l'autre, par moment, quand on le souhaite, quand on le désire vraiment.

Et avec la bonne personne, une personne qui nous convient, à qui l'on convient, en amour, et sous les draps...

vendredi 24 janvier 2014

I’m not yours, I’m mine

SONY DSC

Source : Fuck Yeah Dykes

Voilà un poème extrait d'un recueil de textes lesbiens.


The woman you need
E. Manning-Pogé

The Woman You Need
Who’s the girl with the tribal tattoo
And the triangle brand?
Who’s the girl with the privateer smile,
Her galleon unmannered?
Who’s the girl, out of reach
On a beach full of hourglass sand?
Since you’ve been staring at my ass
I’ll try to help you understand
I’m not the woman you need
I’m not the woman you’ll bleed
I’m not the woman
Concede you were wrong this time
The kitty cat has got claws
Don’t make me shut those slack jaws
With these construction boot paws
I’m not yours
I’m mine

Who’s the girl that cut school on the day
they were taught to be nice?
Who’s the girl who has done everything once
And lot of it twice?
Who’s the girl who takes flight in the night
Etching contrails of ice?
Before I leave you in the cold
I’ll give you one piece of advice
I’m not the woman for you
I’m not your dream girl come true
I’m not your woman
I’m through with your Valentines
I’ve paid the price for each scar
And I still know who I are
So, listen up
Au revoir
I’m not yours
I’m mine

Je l'ai trouvé très beau et très juste, et il me semble qu'il faudrait toujours garder cette idée d'appartenance en tête, même quand la relation va bien, et justement pour que la relation continue d'aller bien, ou pour être lucide sur le fait que si elle dérive ou ne nous correspond pas, il faut effectivement dire "Au revoir".

Et je reboucle sur les ruptures en me disant que même si on pense des choses qui peuvent heurter l'autre, lui faire du mal, mieux vaut le dire franchement. C'est déjà ce que j'ébauchais dans mon chapitre sur la rupture et j'irais même plus loin aujourd'hui. Même si c'est dur, dites-vraiment ce que vous avez sur le cœur, sur ce qui fait que vous partez. Et si l'autre vous largue, demandez, n'ayez pas peur de demander afin qu'elle dise, et que vous vous disiez à vous-aussi parfois que :

vous ne trouvez pas votre compte dans vos relations sexuelles ensemble

vous n'êtes pas amoureuse

vous ne supportez pas tel ou tel trait de caractère

vous ne voulez pas être en couple

vous le saviez dès le début mais que vous vous êtes menti à vous-même ; non ce type de relation n'est pas pour vous

vous avez besoin de plus de tendresse, de plus de sécurité, de plus quoi

vous êtes tombée amoureuse d'une autre

vous vous êtes trompé sur vos sentiments et vous aimez toujours votre ex

vous êtes trop mal dans votre vie pour être avec une autre personne

...

Dire la vérité, à l'autre, et surtout à soi-même.

Il parait que Platon disait que le courage d'un fantassin, c'était d'avancer et de reculer d'un même pas. Le courage, c'est aussi de regarder l'autre droit dans les yeux et de lui parler, comme on lui parlait pour la séduire. Pas de rupture par sms ou par facebook. On est capable d'aimer. On doit aussi être capable de se dire "Au revoir", d'être à soi, et d'être fière de soi.

(beaucoup de conseils dans ce billet : bien sûr, je sais que c'est facile à dire...)

samedi 16 novembre 2013

Nouveau projet !

Source : Paul Topolos

Pour Montaigne, "il se faut réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute franche, en laquelle nous établissons notre vraie liberté et principale retraite et solitude." Et moi, je me dis qu'on peut partager nos pensées. Dans un rapport sincère, honnête et bienveillant à soi et au monde. Certes, l'un n'exclut pas l'autre.

Pour une discipline de Jung - dont j'ai malheureusement oublié le nom - chaque personne a une petite créature sur l'épaule qui, lorsque l'on accomplit quelque chose, commente par "c'est stupide" pour les femmes et "c'est intéressant" pour les hommes.  Selon elle, on ne se débarrasse pas de cette petite voix. En revanche, on peut l'éduquer.

C'est ce que j'essaye de faire avec mes derniers billets, l'éduquer cette petite voix, en trouvant la mienne. Et pour aller dans ce sens, je vais reprendre l'écriture d'un deuxième livre. Je ne sais pas si ce sera "Les Filles ont aussi la peau rugueuse" mais vous verrez :-)

En espérant que j'arrive au bout et que je ne trouve pas ça trop nul...

jeudi 14 novembre 2013

Se (ré)concilier avec ses ex, la suite

Source : Edel Rodriguez - Hand River

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Un seul être vous lasse et tout est repeuplé.

D'un auteur à l'autre...


Mais trêve de citations et de passages pseudos poétiques. Comment se (ré)concilier avec ses ex ? That is the question. Bien sûr, il faut en avoir envie, et pour en avoir envie, il faut - oui il faut - changer d'état émotionnel.

Ne plus la désirer, ne plus lui en vouloir, ne plus s'en vouloir. Cela rejoint certains billets que j'ai postés ces dernières semaines. S'il y a encore des émotions - qui nous poussent malgré nous vers l'être toujours désirée ou qui nous en éloignent avec force et rage - alors il est temps de s'interroger sur nous-même et sur ce qui nous anime véritablement.

Être prête à être honnête, ne pas attendre trop de la (ré)conciliation car si l'on s'est séparé, c'est bien parce que la relation n'était pas assez forte ou plus assez, pour l'une des deux a minima. Et en parallèle, se méfier de soi, de ses attirances, de la copine pansement du moment, de l'oubli dans ses bras, dans leurs bras... Se méfier des fantômes qui peuvent nous hanter à notre insu. 

C'est étrange souvent de revoir ses ex, de se demander ce qui nous a attiré, de voir ce qui nous a attiré et ne nous plait plus. Si la relation a été suffisamment sincère et longue, on peut même se dire que c'est bien parce que l'on la connaît véritablement que l'on ne l'aime plus.

C'est peut être aussi parce que l'on a changé et pris un autre chemin...

Se réconcilier, se (re)créer

Se réconcilier, s'estimer

Se réconcilier, se libérer

dimanche 10 novembre 2013

Se (ré)concilier avec ses ex

Source : Le Cygne noir par Esther (La Lanterne brisée)

Quand tout devient compliqué

Simple

Lointain

Quand on ne peut pas parler

Car personne n'est en phase

Personne n'est au clair

Quand on s'amuse malgré tout

Car les amiEs sont belles

L'amitié prend le pas sur l'attirance

L'amour s'efface reste la tendresse

Malgré nos mains qui nous lâchent

Malgré notre esprit qui sans relâche

Rabâche et tâche

Respirations de l'âme

Nocturnes comme diurnes

De l'orée du bois

Je te vois

Lointaine et peinée

Loin du gynécée

Où sans te presser

Elles sauraient t'aider à t'envoler

Où multiples

Elles sauraient te consoler

Où les portes de l'enfer

Elles sauraient te faire traverser

Où le baiser

Elles sauraient te le danser

Sans nulle autre pour te désarçonner

Quand tout ça n'a plus tant d'importance

Quand tout ça est plus serein

vendredi 8 novembre 2013

L'avis des lectrices sur "Les Filles ont la peau douce"

Vous avez lu le guide ? Vous avez envie de donner votre avis ? Alors, à vos commentaires 

Merci à toutes celles qui ont déjà donné leur avis !

mardi 5 novembre 2013

Et soudain tout s'apaise

Variation un cheveu apollinairienne

Pendant longtemps, j'ai eu peur de la pente à ski. Puis un jour, plus rien. Je fonçais l'esprit serein. Que s'est-il passé entre ces deux moments ? Quelques années sans y penser plus que ça et hop !

A chaque fois que je sens un changement dans ma vie, je pense à cette histoire personnelle, proche de la magie. S'agissant des émotions, souvent, on passe par de longs moments d'introspection et de discussions avec des amiEs, voire des psys. Et puis un jour, on a changé. Le changement peut prendre des années comme des heures.

La qualité des personnes et de la relation que l'on a construite avec elles peut nous aider à aller plus vite. On discute, on relativise, on rit (de soi parfois), et on se comprend mieux à travers le regard des autres (bienveillant le regard bien sûr).

Notre capacité à nous remettre en question et à nous accepter avec nos imperfections et nos fragilités conditionnent aussi notre aisance à passer d'un état émotionnel à un autre. On peut évoluer tout au long de sa vie, y compris profondément. Un environnement aimant, stable et de l'énergie intérieure nous donnent la force de changer la mélodie de notre vie.

Des exercices de relaxation et de développement personnel peuvent nous aider à prendre d'autres chemins mentaux. La  guérison, le changement, sont à notre portée.

Il parait qu'Albert Einstein aurait dit que " notre manière de penser crée des problèmes que la même manière de penser ne peut résoudre. " Cela sonne tellement juste.

Alors aidons notre cerveau à penser différemment, et faisons nous confiance pour nous apaiser. Il n'y a pas de retour à la normale mais une impérieuse nécessité de changer.

Qui fait que soudain, tout peut s'apaiser.

jeudi 31 octobre 2013

Se pardonner

Source : Jean-Louis Morelle, Orchidées, 2002

Parfois, on reste avec une personne alors que l'on est pas vraiment heureuse. On se dit que cela va s'améliorer et que c'est un mauvais moment à passer ou que ce n'est pas si mal, que rien n'est parfait, et surtout pas une relation amoureuse pour laquelle il faut faire des compromis.

On s'accroche aux belles choses de la relation. On voit le positif et on minimise le négatif. On peut se faire beaucoup de reproches, pensant qu'il faut qu'on devienne une meilleure personne, pour être mieux avec l'autre, plus ceci, moins cela...

On peut même se dire qu'aller de l'avant permettra de passer les obstacles, que cela sera un signe d'un mieux-être, d'une avancée dans l'histoire.

Cela peut fonctionner parfois, mais seulement si l'on s'interroge réellement sur les fondations de la relation. L'autre est un peu un miroir de nous-même, de celle que l'on est, que l'on veut être ou que l'on ne veut plus être. Et tout cela résonne fort avec nos émotions. Difficile d'objectiver les bienfaits de la relation car l'amour est là, qui nous submerge, parfois nous immerge dans un océan où s'entrecroisent joies, plaisirs, incertitudes et peurs.

C'est dans ces moments-là qu'il peut être bienvenu de se bousculer un peu au lieu de se lamenter ou de se laisser porter. Or cet élan est bien difficile à concrétiser. Et l'on peut s'en vouloir de trainer, de tarder, de faire un pas en avant et deux en arrière... On peut s'en vouloir de cette faiblesse, se retourner ensuite sur cette histoire et se reprocher avec force de ne pas avoir agi avant.

Et comme souvent, on peut retourner cette colère, ce manque de compassion envers notre fragilité, vers l'autre. Elle cristallise alors notre colère envers nous-même, notre défiance vis-à-vis de nous-même. On peut manquer de compassion et accabler celle que l'on a aimée.

On peut aussi avoir peur d'aimer à nouveau, manquer de confiance en soi et en notre capacité à procurer du bonheur, à vivre pleinement et à être au monde. C'est alors que l'on peut se pardonner. 

Se pardonner, s'aimer.
Se pardonner, se cajoler.
Se pardonner, se comprendre.

Troisième et dernier haiku (puisque ça marche par trois)

si on s'aimait vraiment

par-delà les amantes

dont le souvenir nous chavire

dimanche 27 octobre 2013

S'écouter


Source : Aurelie Derhee, Sans titre, 2005


S'écouter, soi, ses besoins, ses peurs et ses envies, cela nous permet-il de mieux aimer ?

On a souvent l'impression que l'autre ne nous comprend pas vraiment, ne nous aime pas vraiment pour qui on est, comme on est. Et l'inverse peut être vrai.

Est-ce un défaut d'écoute ? Comment vraiment entendre ? Comment sortir de cette attention sélective qui nous ferme à certains signes et messages ? Qui nous fait oublier des éléments importants de sa vie ? Ou mal interpréter ses paroles ? Ou négliger ses peurs ?

S'écouter vraiment, c'est accepter ses besoins et ceux de l'autre, même s'ils ne correspondent pas aux nôtres. Mais pour ça, encore faut-il les entendre.

A chacune d'ouvrir ses oreilles et d'enlever ses œillères...

S'écouter, s'entendre.
S'écouter, s'accepter.
S'écouter, s'aimer.

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Get Me - Everything But The Girl

I never thought I'd grow up so fast so far
And to know yourself is to let yourself be loved
And I want to be addicted, I want to be secure
I want to wake up after the night before
But do you ever get me?
Do you ever get me? Hey
Do you ever get me? Yeah, yeah
And I'll press your hand against my face
Weaken my resistance
And I'll pull the sheets over our heads
Let the broken sky break above our heads
And I want to be addicted, I want to be secure
I want to wake up after the night before
But do you get me?
Do you ever get me? Hey
Do you ever get me? Yeah
Shower me with affection and I'll return in kind
I have no hidden motive, I am blind
I'm a stone inside a box, I'm a spring inside a clock
You can wear me on your wrist
And I'll tell you things ten thousand times
But do you ever get me? Yeah
Do you ever get me? Yeah, yeah
Do you ever get me? Hey
Do you ever get me? Yeah, yeah
Do you ever get me? Oh, yeah
Do you ever get me?


Haiku du jour (d'une Française)

Belle clairvoyance

Éblouissante pupille

Qui projette d'obscures cygnes

mardi 22 octobre 2013

Haiku du jour (d'un Japonais)

Dans le brouillard un cygne vient

Peut-être devrais-je dire

Que le brouillard se jette sur un cygne

Se quitter



C'est beau l'amour, cet élan, cette sensualité, ce désir, ce plaisir, ce sentiment de sécurité et de beauté. Et puis, il y a la vie, ses propres fêlures, ses fragilités, son rapport au monde et surtout à soi-même. Et parfois, on ne peut pas être avec quelqu'un car on n'est juste pas bien avec soi-même, que sa confiance en soi vacille et que l'autre, bah, c'est une autre, une personne de plus, une personne de trop.

Dans mon chapitre sur les ruptures, je parle des différents cas qui font qu'on se quitte, y compris celui où on s'aime et où cela ne marche pas. Mais je ne crois pas traiter celui où on se plaît vraiment beaucoup, où la relation est "trop bien" et où malgré tout, il faut se lâcher la main car c'est tellement difficile d'avancer.

Il n'y a pas de recettes. D'ailleurs, ce chapitre sur la rupture dans Le Filles ont la peau douce a vraiment été difficile à écrire. Que dire quand deux personnes se séparent ? On y met tellement de soi-même. Cela fait écho à d'autres ruptures, à la peur de l'abandon, à l'estime de soi, au sentiment d'échec que l'on ressent souvent à ce moment-là.

Pourtant, une rupture, c'est aussi une chance. Une chance d'être avec soi-même, de continuer cette relation intérieure, de se guérir (ça oui, je le dis dans mon livre), de s'approprier tout le bon et le beau de ce qu'on a vécu, de le chérir et de se féliciter de s'être donné ce plaisir, de s'être autorisé ce bonheur et d'y croire encore, parfois. Si on était bien ensemble, alors pourquoi ne pas l'être à nouveau un peu plus tard, différemment, lorsque l'on s'est trouvé, retrouvé, que l'on a repris des forces, regagné confiance ?

Se quitter, s'aimer.
Se quitter, se respecter.
Se quitter, se retrouver.

jeudi 10 octobre 2013

Se disputer

Proverbe chinois :

" L'harmonie sert de base à l'existence ;

la bienveillance est le clef de voûte de la vertu."

(Loa Zi, Ve siecle av.J.C)

Il paraît que changer de partenaire, c'est changer de points de désaccords, une dizaine en général.

Il paraît donc qu'il y a toujours une dizaine de points de désaccord dans un couple (je sais, je me répète mais j'ai lu ça récemment et j'ai encore un peu de mal à savoir ce que j'en pense).

Il paraît que l'adage "qui se ressemble s'assemble" est vérifié empiriquement (on sort avec des personnes qui nous ressemblent donc peut être que ce qui nous dérange chez l'autre est aussi un trait de notre caractère (parfois)).

Il paraît qu'il faut parler, mais quand même ne pas tout se dire (attention aux phrases "trop" blessantes).

Il paraît qu'il faut s'affirmer et défendre son point de vue (plutôt que de se laisser dominer), mais entendre l'autre quand même.

Il paraît qu'il faut être à l'écoute des émotions lors des disputes, plus que des mots (attention à la peur et à la tristesse - signes de démission - mieux vaudrait un peu de colère et d'énervement).

Il paraît qu'il faut privilégier l'optimisme, donc les intentions positives ("tu n'as pas acheté le pain... ça va ? " plutôt que "tu as encore oublié le pain ! "). Bienveillance, bienveillance...

Il paraît qu'il faut du travail pour réussir à s'entendre (les personnes consciencieuses seraient "meilleures" en amour).

Il paraît que l'humour est fonction de l'intelligence et source de grand plaisir (à manier avec précaution lors d'une dispute).

Il paraît, il faudrait... Oui plein de conseils, bons et mauvais à la fois.

Que dire ? Sinon bonne chance pour appliquer tout ça ^_^

mardi 24 septembre 2013

S'aimer


Source : mon baiser du jour préféré de Djou

Source : Dessin qui date de 2008... voilà l'adresse du nouveau blog de Julie Maroh, enfin plus si nouveau...



Ocytocine, dopamine, endorphine, notre cerveau est amoureux. On est droguées. La vie est belle. Ruy Blas et son ange n'ont qu'à bien se tenir. Puis on s'habitue, on se côtoie pendant six mois, voire plus si l'on se voit peu et que l'on est très vigilantes. La relation évolue (ou pas) vers une relation, monogame ou polygame, exclusive ou ouverte... Un couple quoi.

Après l'embellie du début où l'on ne voit que les aspects positifs, commence une forme de dessillage. Et c'est notre capacité à continuer à se concentrer sur le meilleur en l'autre et à le valoriser qui crée une dynamique positive ou non. Car après tout, personne n'est parfait, et l'on change peu les gens, même s'il est toujours possible de se transformer. Cela doit venir de l'intérieur et demande une grande motivation et les bons outils pour y arriver.

Donc mieux vaut aimer la personne telle qu'elle est, dans les grandes lignes.
Mieux vaut trouver que ses "défauts" ne sont pas majeurs.
Mieux vaut que les points de désaccords (inévitables) ne soient pas essentiels pour nous.
Mieux vaut rassurer l'autre de son amour et de son désir.
Et réciproquement.

Dans le cas contraire, l'amour peut très bien ne même pas durer trois ans. Car si l'on insiste trop sur ses défauts (perçus), on détruit la confiance, le sentiment de sécurité que procure le regard de l'autre et l'impression d'être aimée, cette réciprocité du lien qui compte tant. La qualité des échanges se dégrade. On se dispute. On se culpabilise. Bref, c'est pas la joie. C'est même carrément lourd. 

Qui ne s'est jamais dit " là c'est trop lourd, j'en ai vraiment marre de cette relation " ?
Qui ne s'est pas régalé de cette liberté d'esprit et de mouvement lorsque l'on est seule ? Tout ce temps qui se libère ?
Qui n'a pas eu envie de légèreté en amour ?

Oui, la légèreté, c'est bien beau, mais c'est quoi ? 

Errer de bouche en bouche, effleurer certaines pour s'envoler vers d'autres, caresser l'idée d'être à deux mais ne pas la vivre, garder pour soi ses sentiments les plus intimes, ne pas parler de ses peurs, fuir la vulnérabilité, contrôler, courir la beauté, goûter aux plaisirs des corps...

Certes... C'est une forme de légèreté - assez dans l'air du temps - comme un idéal de vie que certaines seraient susceptibles de nous envier, et que d'autres pourraient qualifier de superficielle et de peur de l'intimité.

Et si par légèreté, on entendait aussi sérénité, liberté, confiance surtout, en soi, en la vie... synonyme de bien trop pour n'être que légèreté ?  Et si par s'aimer, on pensait (se) faire du bien, grandir avec l'autre, grâce à l'autre ? Bref, être heureuse ? Avec plein d'ocytocine qui circule...

******
Billet inspiré en partie par la toute récente lecture de Comment devient-on amoureux ? de Lucy Vincent, petit livre de poche rapide à lire et instructif par une neurobiologiste. Il faut garder un peu d'esprit critique et de distance en le lisant, mais bon ça donne à penser et c'est le plus important.

Prochain billet aussi inspiré en partie par ce livre... Teasing... Teasing...

mercredi 18 septembre 2013

Donc...

... je marche vivant dans mon rêve étoilé.

Victor Hugo. Ruy Blas.

                                                                   Magali Jacques, sans titre, 2000


mardi 17 septembre 2013

Se parler

Source : FUCK YEAH DYKES

Il paraît que 80% de la communication est non-verbale, ce qui signifie qu’à peine 20% de ce que l’on dit passe par le verbe, sans parler du fait qu’une partie de nos échanges sert à s’assurer que la communication passe bien.

C’est la fonction phatique du langage définie par Roman Jakobson : « il y a des messages qui servent essentiellement à établir, prolonger, ou interrompre la communication, à vérifier que le circuit fonctionne (« bonjour » ou « ça va ? »), à attirer l'attention de l'interlocuteur ou à s'assurer qu'elle ne se relâche pas… »

Chaque fois que l’on « parle pour ne rien dire » , hop, fonction phatique ! (Ce n'est jamais rien bien sûr)

Anecdotes et histoires drôles sont, par exemple, utilisées afin de maintenir le contact et d'éviter que ne s'installent une gêne, un silence. Le silence n'est acceptable que dans les relations avec les proches (et encore) ou parfois dans les relations de travail.

Le silence ou la parole, l’écrit ou l’oral, la fonction phatique ou la fonction expressive…Tout se mêle dans nos relations aux autres. Chacune se nourrit de l’autre. Et quand on commence une relation amoureuse, on a tendance à éviter le silence à tout prix, voire à s’épancher par écrit et par oral. Somme toute à apprendre à se connaître. Souvent, tout est neuf, tout est beau.

On se voit, on s’appelle, on tchate, on s’email… Bref, tous les moyens sont bons pour accrocher l’autre, s’attacher (à) l’autre, être (avec) l’autre. Certaines peuvent même se lancer dans des relations épistolaires 2.0 comme pour les rencontres via des sites Internet où l’écrit est le seul médium. On pense aussi aux lettres entre Mme de Sévigné et sa fille ou à celles entre Vita Sackville-West et Virginia Woolf (bon elles se voyaient aussi en vrai, mais pas souvent).

Donc tout ça pour dire quoi ? Eh bien, je pourrais appeler les citations à la rescousse :

« Parler, c’est exprimer ce qu’on a dans le cœur. » de Wang Fu
« Parler beaucoup de soi peut être un moyen de se dissimuler. » de Friedrich Nietzsche
« Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. » un de mes proverbes préférés (parce que j'en ai bien besoin des fois :-))
« Laisse parler ton cœur, interroge les visages, n'écoute pas les langues... » de Umberto Eco
« Mieux vaut se parler que s'écrire » de Dao

Et on ne serait pas plus avancées (et même un peu déçues car je n’ai pas trouvé beaucoup de citations de femmes à ce sujet).

Donc tout ça pour se dire quoi ? Que ça va ?

dimanche 8 septembre 2013

Se choisir

Source : Fuck Yeah Dykes

Les 6 premiers mois d'une relation amoureuse sont les meilleurs parait-il. Ce sont surtout les plus incertains et les plus trompeurs. On a souvent des œillères à ce moment-là, tout à l'intensité de la rencontre, de cette intimité souvent très rapide, ou de cette illusion d'intimité plus précisément.

Souvent du jour au lendemain, notre vie pivote autour de l'autre, plus ou moins exclusivement.

Des questions fusent, des réponses accourent, des sentiments affleurent, les corps s'effleurent et s'enflamment. Fausse impression d'intimité. Oui, j'insiste.  Artificielle même car très rapide dans la majorité des cas. Frénésie fusionnelle qui peut nous emmener sur une mauvaise pente. 

Combien d'entre-nous ont senti dès les premières semaines que ça n'allait pas le faire ? Qu'il y avait un truc qui ne nous convenait pas du tout ? Combien l'ont ignoré pour se plonger dans la vie à deux ? Et se laisser engluer dans une histoire qui ne nous rend pas heureuse ?

Car c'est bien là tout l'objet de l'amour : être heureuse avec l'autre, grandir dans cette relation, s'épanouir, donner, sourire.

C'est aussi accepter que l'on ne possède pas l'autre. Si elle souhaite mettre un terme à l'histoire, revenir avec son ex, se retrouver avec elle-même ou avec d'autres, qui sommes-nous pour exiger le contraire ? Est-ce de l'orgueil ou de la peur que de refuser que l'autre choisisse son chemin, avec ou sans nous ? Et bien sûr, pourquoi ne pas se l'autoriser aussi ? Parce que l'on a peur de se retrouver seule ?

Acceptons tout simplement que, comme l'amitié, l'amour se tisse petit à petit et que l'on peut prendre le temps de se choisir (ou pas).

Plus facile à écrire qu'à faire ? C'est sûr ! Mais ce ne serait pas rigolo sinon :-) Et parfois, on a la chance de rencontrer une personne extra dont la seule pensée nous fait sourire. Alors on sait ce qu'on veut choisir mais on prend son temps, on s'écoute et on l'écoute...

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Merci à toutes celles avec qui j'ai discuté de ces sujets ces derniers temps et qui se reconnaîtront aisément. Merci !

mardi 27 août 2013

C'est quand même bien la proximité, non ?

Source : Fuck Yeah Dykes

Bon et si le masculin ne l'emportait plus sur le féminin ? Comme c'était le cas avant le 18ème siècle ? Oui, si on remettait la règle de proximité à l'ordre du jour ?

Cette règle consiste à accorder le genre et le nombre de l'adjectif avec celui du plus proche des noms qu'il qualifie, et le verbe avec le plus proche de ses sujets. Contrairement à l'usage actuel, le féminin et le singulier peuvent donc l'emporter sur le masculin et le pluriel. Elle se rencontre en grec ancien et en latin, de même qu'en ancien français.

Quelques exemples (tirés de Wikipedia, faute de mieux) :

Au XVIe siècle, pour l'adjectif, seule la règle de proximité s'applique. Lorsqu'un adjectif se rapporte à plusieurs noms, il s'accorde avec le plus proche : « Portant à leur palais bras et mains innocentes », Agrippa d'Aubigné, Les Tragiques, III, 203.

Quand un verbe a plusieurs sujets, le plus proche étant au singulier, il peut se mettre au singulier : « un gentil homme, dont l'amour, la fermeté et la patience est si louable », Marguerite de Navarre, L'Heptaméron, II, 17.

Au XVIie siècle encore, l'adjectif épithète, lorsqu'il se rapporte à plusieurs noms, peut s'accorder avec le plus proche. On en trouve de nombreux exemples chez Racine, qui emploie concurremment la règle de proximité avec celle selon laquelle « le masculin l'emporte sur le féminin » : « Surtout j'ai cru devoir aux larmes, aux prières, consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières », Athalie (1691), ou encore, dans la même pièce, « Armez-vous d'un courage et d'une foi nouvelle », vers 1269.

De même il est encore courant qu'un verbe avec plusieurs sujets s'accorde avec le plus rapproché : « Sa bonté, son pouvoir, sa justice est immense », Corneille, Polyeucte, vers 1643.

Cela fonctionnait donc bien jusqu'à ce que, pour justifier la primauté du masculin, l'abbé Bouhours en 1675, déclare que « lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l'emporte ». Le grammairien Claude Favre de Vaugelas soutient alors que « le genre masculin est le genre le plus noble », déclaration qui a été reprise et explicitée en 1767 par un autre grammairien, Nicolas Beauzée : « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle ». Tout est dit.

Un collectif s'attaque à cette règle :
Que les hommes et les femmes soient belles !
On y trouve une pétition de 2011. Je ne sais pas trop ce qui s'est passé depuis...

lundi 19 août 2013

Je viens de voir le dernier épisode de Orange Is The New Black...

... et franchement, je n'ai pas compris ce que les scénaristes ont foutu entre l'avant-dernier épisode et celui-là !

Bon pas de spoilers, donc pas de détails.

Voilà pour ma note de blog la plus courte depuis sa création.

Je suis encore sous le choc.

mardi 13 août 2013

Poème de Renée Vivien

Source : ZSO

Je ne connais pas très bien cette poète mais j'aime beaucoup ce poème qui met l'accent sur la sensation, le toucher et l'attention à l'autre (enfin ça c'est surtout moi qui y met l'accent, tonique même).


"Je possède, en mes doigts subtils, le sens du monde,
Car le toucher pénètre ainsi que fait la voix,
L'harmonie et le songe et la douleur profonde
Frémissent longuement sur le bout de mes doigts.

Je comprends mieux, en les frôlant, les choses belles,
Je partage leur vie intense en les touchant,
C'est alors que je sais ce qu'elles ont en elles
De noble, de très doux et de pareil au chant.

Car mes doigts ont connu la chair des poteries
La chair lisse du marbre aux féminins contours
Que la main qui les sait modeler a meurtries,
Et celle de la perle et celle du velours.

Ils ont connu la vie intime des fourrures,
Toison chaude et superbe où je plonge les mains !
Ils ont connu l'ardent secret des chevelures
Où se sont effeuillés des milliers de jasmins.

Et, pareils à ceux-là qui viennent des voyages.
Mes doigts ont parcouru d'infinis horizons,
Ils ont éclairé, mieux que mes yeux, des visages
Et m'ont prophétisé d'obscures trahisons.

Ils ont connu la peau subtile de la femme,
Et ses frissons cruels et ses parfums sournois...
Chair des choses ! j'ai cru parfois étreindre une âme
Avec le frôlement prolongé de mes doigts..."

Renée Vivien - Chair des choses

vendredi 9 août 2013

Orange is the new kiffe

Belle mise en abîme car on rit comme ça en voyant Orange Is the New Black (enfin souvent).

Enfin une bonne série lesbienne qui ne soit pas une redite de The L Word.

L'héroine est bisexuelle, son mec très gentil, son ex très sexy, et ses copines de prisons très méchantes (enfin pas vraiment). Un peu de caricatures, quelques facilités scénaristiques mais beaucoup de dialogues qui sonnent justes. Ce n'est pas manichéen, mais au contraire plein de nuances et de revirements. Pour l'instant, j'en suis à l'épisode 4 et j'essaye de ne pas regarder trop vite... 

vendredi 2 août 2013

Et Facebook ?

Source : Barry Mcwilliams

Je sais, c'est nul de ne pas avoir de Facebook.

A chaque fois que je vais sur un site et que j'ai envie d'avoir plus d'infos ou de rester au courant de l'actualité, je cherche la page Facebook.

Finis les flux RSS.

Vive les réseaux sociaux.

Et pourtant, quand j'ai choisi de créer ce blog, j'avais volontairement évité Facebook. Pourquoi ? Oui pourquoi ?

L'utilisation à des fins commerciales de nos données personnelles, les risques d'abus (qui n'a pas vu/lu V pour Vendetta), le temps passé devant l'ordi à compter ses Like, à voir l'actu des ami-e-s, à penser à quoi mettre sur sa page au lieu de sortir, faire du sport, etc.

Bon voilà pas mal de bonnes raisons et malgré tout,

VOILA MON FACEBOOK ! ALLEZ, ON AIME :-)


mercredi 31 juillet 2013

Ce si joli clitoris

Source : Becky Dreistadt

Je viens de revoir Le clitoris, ce cher inconnu, un documentaire de 2004 vraiment intéressant.

Je ne vais pas vous surcharger d'infos. Juste celle-là : "le clitoris a plus de terminaisons nerveuses à son extrémité  que tous les autres organes". Et hop ! Là t'es bien contente d'être une femme :-) Bien plus de texte sur un article de Barbieturix.

L'expérience vers la 6ème minute de la partie 4 vaut vraiment la peine.

Seul bémol : je n'ai pas trouvé la partie 5 :-(

vendredi 26 juillet 2013

NON C’EST NON Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire.

Source : Becky Dreistadt

J'ai eu l a chance de suivre une formation d'auto-défense avec Diana Prince de son nom de scène au centre LGBT à Paris il y a quelques années. J'en rediscutais avec une amie récemment. Elle l'avait suivie ailleurs aussi et il nous restait quelques souvenirs et prises de conscience. Pas beaucoup de gestes réflexes je pense. Il faudrait refaire un stage.

En tout cas, je vous invite vraiment à en suivre un si vous le pouvez. Et en attendant, voilà un extrait du livre Non, c'est non (disponible intégralement en ligne) d'Irene Zeilinger du réseau Garance . Cette histoire m'avait marqué.

"Je voudrais vous raconter une histoire qui me hante. C’est une histoire vraie. En 1966, à Chicago, un certain Richard Speck entra par effraction dans une maison où habitaient des élèves infirmières. Neuf étaient présentes, huit d’entre elles sont mortes entre ses mains au cours de la soirée. Il était seul. Il n’avait pas d’arme. Il les a enfermées dans une pièce où il est venu chercher ses victimes l’une après l’autre, pour les emmener dans une autre pièce où chacune a été ligotée, puis étranglée. Elles savaient qu’il voulait toutes les tuer. Elles avaient la possibilité de parler entre elles pour développer une stratégie commune. Mais pas une seule fois, semble-t-il, ces jeunes femmes n’ont pensé : « Nous sommes plus nombreuses que lui, on ne se laissera pas faire, nous ne voulons pas mourir. » Une seule a eu la présence d’esprit de se cacher sous un lit – ce fut le seul acte de résistance – et elle a survécu. Il n’avait pas compté ses victimes…

C’est un horrible exemple de l’importance de l’autodéfense mentale : pour pouvoir se défendre, il faut d’abord détruire les mythes d’impuissance et de faiblesse, les déséquilibres de pouvoir réels et imaginaires qui voudraient nous condamner à être victimes, qui nous rendent victimes sans même que l’agresseur ait besoin de lever le petit doigt.

Pourquoi cette histoire a-t-elle pu se produire de cette manière ? À mon avis, il n’est pas indifférent que les victimes aient été uniquement des femmes. Imaginez-vous la même situation un peu différemment : un assassin entre, seul et sans arme, dans une maison où habitent neuf étudiants ingénieurs. Il est difficile de concevoir que tous se seraient laissé faire, sans résistance, sauf un qui se serait caché. Ou, si vous voulez, imaginez encore un autre scénario : l’assassin entre dans une maison où, en plus des huit infirmières, un autre homme est présent. Que ce serait-il passé ?

D’où vient la différence ? Cela ne peut pas être uniquement une question de force physique, car même si les femmes sont considérées comme moins fortes que les hommes, neuf femmes sont sûrement plus fortes qu’un seul homme. Il faut chercher ailleurs. Ce qui fait cette différence entre femmes et hommes par rapport à la violence, c’est quelque chose qui se passe dans la tête. C’est une conséquence de l’éducation et de la socialisation différenciées des femmes et des hommes, c’est une conséquence du genre."

Esther


Vivement le livre en ligne ou en papier !

Si comme moi, vous êtes impatientes, ce sera sur la lanterne brisée.


Et pour celles qui ne l'avaient pas vu, c'est ancien mais toujours d'actualité : une petite note de blog

lundi 22 juillet 2013

Back !

Jed Henry

Source : Jed Henry

Coucou, ça fait longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog...

Julie Maroh a eu le temps d'avoir un film basé sur son roman graphique avec palme d'or à la clef.

La p'tite Blan
a été tellement active que j'en ai perdu le fil.

Amélie Cabocel a vu son travail sur les familles homoparentales publié dans Libération.

On a eu le mariage mais pas la PMA, les socialistes au gouvernement mais pas la gauche et quoi d'autre ? Oh well, à vous de me le dire.


...mais me voilà de retour ! Avec deux nouvelles :

- les filles ont la peau douce seront en format dématérialisé à l'automne, ça fait pas rêver dit comme ça, mais pour les fans de lecture sur kindle et autres appareils de même nature, c'est sympa. Et surtout, ce sera vraiment pas cher.

- je souhaite traduire mon livre en anglais et je vais d'abord en parler à mon éditrice pour avoir son avis... Je vous tiendrai au courant.


Voilà pour aujourd'hui.

Allez on profite du beau temps !

mercredi 22 août 2012

Kyss Mig, le film

Enfin un événement qui me donne envie d'écrire sur mon blog. Ouf, je me souvenais encore de mes codes. Désolée de plus le mettre à jour comme avant mais voilà une nouvelle qui sympa : le film suédois Kyss Mig qui est sortie aujourd'hui. J'ai eu la chance d'aller à une avant-première hier soir à Paris, au MK2 Beaubourg. J'en avais entendu parler sur Univers L. ce qui m'a donné envie de me rendre à la projection (merci !).

On va dire que Imagine Me and You + Fucking Amal + ce je ne sais quoi = Kyss Mig.

C'est une équation simple et réductrice mais qui donne une bonne idée du film. Relativement conventionnel, ce film m'a plu, des personnages convaincants et attachants, des images très soignées et de très belles et talentueuses actrices.

De plus, celle qui joue Mia et la productrice et co-scénariste étaient présentes et ont pu partager quelques anecdotes sur le film : beau succès en Suède où il est sorti il y a un et aux Etats-Unis aussi apparemment. Et surtout, une histoire inspirée de celle de la co-scénariste. 

En espérant qu'il passe du côté de chez vous, bon film !

mercredi 2 novembre 2011

On avance

Avançons, avançons... Je n'alimente plus souvent ce blog mais je n'arrive pas à me résoudre à l'arrêter... J'avance donc doucement au rythme de l'eau... Côté nouvelles : la vente des tee-shirts est interrompue en attendant le nouveau site de Sarah Calas (en cours de construction). Je vous tiendrai au courant.

mardi 27 septembre 2011

Le livre et ses voisines

Après un tour aux portes ouvertes de la fédération sportive gay et lesbienne à l'espace des Blancs Manteaux à Paris, je suis passée aux Mots à la Bouche acheter un livre, et voilà que je constate que mon livre est entouré de nouvelles voisines. Petite photo pour illustrer.

Et mention spéciale pour les démonstrations de sport de la FSGL avec une équipe de basket particulièrement sympathique, la démo d'une championne de roller, l'incroyable softball en miniature et la danse de salon à 6. Et je n'ai pas tout vu !

vendredi 24 juin 2011

Portrait invisible

Source : Shelly Wan

J'ai bien aimé le spectacle de la Lesbienne invisible que j'ai vu deux fois d'ailleurs. Gay pride parisienne oblige, quelques articles fleurissent opportunément avant samedi, comme ce portrait dans Libération. Je ne suis pas fan de certains commentaires de la journaliste mais je vous laisse vous faire votre propre opinion.

Variation sur le même t'aime

Variations sur le même t'aime
Toujours le même thème
I love you oui je t'aime
Contre ça don't know what to do
Of course love you
(...)

Demain, c'est la gay pride à Paris !

mardi 14 juin 2011

Mon petit Thomas

L'année dernière au salon du livre, mon petit Thomas est passé me voir sur mon petit stand. Je lui ai signé un petit autographe (le deuxième, il avait déjà ma première édition) et je lui ai souhaité avec un grand sourire de le voir l'année suivante pour son livre. Et devinez quoi ? Il était là en 2011avec son pavé fantaisiste et fantastique, la Cité noire.

Il a même réalisé un trailer mon petit Thomas.

La Cité Noire de Thomas John.

Pas de lesbienne dans ce premier tome 1 mais j'attends le tome 2 avec impatience... Allez Thomas, au grand boulot !

Une idée pour Patricia ?

Source : Cuddly Rigor Mortis

J'écoute Chic Gamine en vous écrivant ce petit billet, plus précisément à l'instant 08_Tristesse_Suspendue.m4a.

Il me tardait d'écrire sur mon blog mais que dire ? Mon éditeur vient de me m'informer qu'il ne restait que 700 exemplaires en stock sur les 3000 de la réédition des filles ont la peau douce. Vous êtes vraiment incroyables ! Merci pour votre soutien ! J'ai même des marque-pages maintenant (distribution à la gay pride de Paris prévue). 

What's next ? Je voulais assister à un atelier d'écriture chez Violette and Co il y a quelques mois mais le temps a filé... Il paraît que c'était très bien en tout cas. La prochaine fois j'en suis ! Patricia, une lectrice, vient de m'écrire qu'elle cherchait un livre afin d'expliquer l'homosexualité féminine à son fils de 10 ans. Sa compagne et elle n'ont trouvé que des livres pour plus petits ou plus grands. Un livre pour enfant, oui, c'est l'un de mes projets, mais si on veut que le petit le lise avant son adolescence, il faut les aider. Qui a une lecture à leur conseiller ? Allez un petit effort ? Moi j'ai beaucoup aimé HS d'Isabelle Chaillou mais c'est plus un livré de pré-ado. Enfin, je crois...

mercredi 26 janvier 2011

Homosexualité : faut-il la révéler ?

Petit courriel ce matin de l'attachée de presse du Diable Vauvert qui m'annonce que le livre est mentionné à la fin d'une émission intitulée " Le sexe et moi : Homosexualité : faut-il la révéler ? "

J'avoue : je n'ai fait que zapper sur le net mais le sujet est intéressant. Alors si vous avez envie de la voir, c'est là.

jeudi 13 janvier 2011

Bonne année 2011 !

Une petite photo d'une lampe de bureau et de sa meilleure amie en espérant qu'elle égayera un peu ce début de nouvelle décennie.

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