J'avoue. Je passe un agréable mois d'août à Paris voguant d'une douceur à
l'autre, avec pour projet d'avancer sur un prochain écrit mais cela avance
lentement. Je vous tiendrai au courant. En attendant, je découvre de nouveaux
poètes, notamment Jacques Prévert dont voilà un poème extrait de
Fatras (1966).
Mangez sur l'herbe
Dépêchez-vous
Un jour ou l'autre
L'herbe mangera sur vous.
Vous l'aurez compris : il faut vite aller pique-niquer avec les ami-e-s cet
été. Oserais-je ajouter avec un bon livre sous le coude ? Et vous connaissez
celui auquel je pense
J'ai eu le plaisir de passer du temps avec Djou la semaine dernière à
Paris. Beaucoup de très bons moments entre bières, chocolats et crunchy
speculos (que des produits belges). Découverte du Rosa Bonheur au Parc des Buttes-Chaumont
pour Djou où elle m'a dédicacé son magnifique album le bleu est une couleur
chaude.
Cet été 2010 parisien file déjà bien rapidement tant les journées sont
remplies, les rencontres intéressantes et variées et les soirées captivantes.
Si le soleil voulait bien revenir bronzer les peaux douces, ce serait alors
parfait !
Je profite de cette note estivale pour annoncer qu'il reste quelques
exemplaires gratuits en stock chez mon éditeurAu Diable
Vauvertpour des envois à des bibliothèques, collèges, lycées,
radios, magazines, associations LGBTQI... Donc n'hésitez pas à
m'envoyer un petit courriel avec vos coordonnées si vous êtes concernés et
n'avez pas encore eu les filles ont la peau douce en mains... Mais
comment est-ce possible ?
Alors que mes yeux s'égarent sur les surfaces artificielles noyées dans le
blanc manteau d'un été qui vacille, je me dis que Cineffable a bien choisi son
jour pour fêter
son ciné , à l'abri des changements erratiques de saison, dans un nouvel
espace, salle Olympe de Gouges, 15 rue Merlin, Paris, métro : Père
Lachaise.
En novembre dernier, je n'ai vu que le court-métrage Bikini, très mimi, et
des amies avaient été à la projection de Rain, la bien nommée, les larmes ayant
abondamment coulé...
J'aime bien les anniversaires. C'est l'occasion de se retourner sur les
années passées et de penser à ce que l'on souhaite faire des prochaines.
Aussi étais-je motivée pour aller faire un tour à la soirée de clôture des 30
ans des Mots à la Bouche dans le Marais. J'ai eu la chance de revoir Dana Wyse
que j'avais interviewée pour mon livre il y a quelques années (merci encore
Dana !), de rencontrer Tom de Pékin dont j'avais lu le supplément sexe de Têtu
lors de mon travail de documentation pour le livre et d'échanger quelques mots
avec Louis-Georges Tin, fort urbain, sans parler des incontournables Christine
et Catherine de Violette and Co et Isabelle et Cécile de KTM ainsi que de
l'équipe toujours aussi agréable et sympathique des Mots à la Bouche.
Et sur le chemin de retour, j'ai vu que le tee-shirt Les filles ont la
peau douce était connu...et ai eu le plaisir d'avoir deux beaux sourires
de l'autre côté du quai de métro
Mon premier est un char avec deux adolescentes aux seins
nus s'embrassant du bout des lèvres tout en se laissant peloter par deux gars
torses nus, un parterre de mecs prenant des photos. Cette scène, tout à fait
légitime dans l'intimité, n'a pas lieu d'être dans l'espace public, d'autant
plus à la Gay Pride où ces jeunes reproduisent un cliché de film porno, pas du
tout subversif, bien au contraire fort dans l'ère du temps. Je suis
choquée.
Mon deuxième est un défilé de trans male to female (M to F)
arborant fièrement leurs seins bien lisses et fermes, si parfaits que cela en
devient presque irréel. Voir ces femmes s'efforcer d'être au plus près de
l'image de la femme, une personne aux cheveux longs, avec des seins et des
tenues très près du corps interroge sur le rapport à la norme. Personne n'y
correspond à 100% puisqu'elle est construite, les femmes dites "biologiques" se
contorsionnent pour y correspondre un peu comme certaines trans quand d'autres
revendiquent la liberté de s'en éloigner radicalement. Je suis perplexe.
Mon troisième est un groupe de quatre filles rue
Quincampoix, après la Gay pride, de retour donc dans l'espace public de tous
les jours. Deux d'entre elles sont seins nus. Elles marchent tranquillement
comme si de rien n'était, joyeuses, fières et belles. Je n'ai vu personne les
importuner (mais je n'ai fait que les croiser). Nous avons échangé nos flyers,
moi pour mes tee-shirts (c'était de circonstance) et elles pour leur
tract féministe avec 25 asso féministes dont les Panthères roses. Je suis
impressionnée.
Mon tout est un kaléidoscope des sens pour un même acte : ôter le
soutien-gorge ou comment la nudité interroge sur les femmes, leur
sexualité et leur soumission (ou non) à la norme et à la domination
masculine.
Mais la Gay Pride 2010, c'était aussi (et surtout) de très bons
moments entre lesbiennes, le tractage avec des amies de 1 500 flyers
pour les
tee-shirts, une soirée au Palace/Privilège suivie d'un tour par le Point
Éphémère et sa talentueuse DJette de fin de soirée, une discussion inattendue
et stimulante sur l'art à 4h du matin, la décision de lire très vite
Thérèse et Isabelle de Violette Leduc (il paraît que c'est de la vraie
littérature), le plaisir de parler à des lectrices et de voir des tee-shirts
Les filles ont la peau douce portés par de belles gosses, les bras
musclés de Louis(e) de Ville (et son accent trop chou), la promesse de concerts
par des lesbiennes qui assurent, la rencontre de nouvelles personnes et l'envie
de les revoir...
Émilie, Marion, Charlotte, Clara, Béné, Céline, Hélène, Isa, Sarah, Pauline,
Mathilde, Cathy, Alexandra, Marion, Alek, Caroline, Louise, Alison, Natt,
Pauline, Sam, Nat, Louis(e), Christelle, Clémentine, Christine, Sophie,
Catherine, Julia et bien d'autres... Ah les filles à la peau douce... Elles
assurent !
J'ai vu le spectacle et j'ai vraiment bien aimé. C'est drôle, pertinent et
dépaysant. Une tournée est prévue en France pour les prochains mois donc
n'hésitez pas à y aller si elle passe près de chez vous.
Bon je vous laisse, il faut se préparer pour la marche d'aujourd'hui à
Paris...
Après une table ronde sur les écritures lesbiennes qui s'est transformée en
très sympathique apéro devant les Mots à la Bouche - ah ces gays,
toujours les premiers à boire un coup au lieu de discuter sérieusement comme
toute lesbienne qui se respecte - je suis allée dans la librairie signer le
livre d'or.
J'avais un peu abusé du vin. J'espère ne pas avoir écrit (trop) de
bêtises. Déjà que j'avais oublié mon stylo spécial dédicace... Les deux
éditrices de KTM m'ont fait cadeau d'un beau sourire pour me remercier de mes
quelques mots sur l'exemplaire qu'elles ont eu la gentillesse d'acheter. Elles
qui éditent un max de livres ont payé pour lire le mien ! Merci !
Mais reprenons le fil du billet... Nina et moi, c'est vraiment du sérieux.
Quand j'ai vu que nos deux livres étaient côte à côte au rayon lesbien, j'ai
regretté de ne pas avoir écrit un remerciement encore plus sympathique à la
merveilleuse équipe des Mots à la Bouche. Oui, oui, je suis fan de ses livres.
J'avoue. Alors de voir le mien si proche de son dernier roman, ça m'a fait
plutôt plaisir !
Sans compter que Marco, l'un des vendeurs et conseillers de choc de la
librarie, a joué l'explorateur : il m'a acheté un
tee-shirt. Il paraît qu'il le portera lors de la gay pride du 26 juin.
Affaire à suivre...
Oooops. Je viens de m'apercevoir que c'était une table ronde demain soir de
19h à 21h au
Mots à la bouche sur le thème des "écritures lesbiennes". On parlera très
certainement de la création littéraire, des éventuelles spécificités de
l'écriture lesbienne, de sa diversité. Y a-t-il autant d'écritures que de
lesbiennes ? Les références figurant dans nos ouvrages ne sont-elles
compréhensibles que par les lesbiennes ? Comment chacune a rêvé puis réalisé
ses projets d'écriture dans un monde de l'édition relativement difficile
d'accès ? Et d'autres questions incroyables.
J'imagine qu'il y aura aussi un moment de signatures après.
Encore un événement parisien mais dont il existe des déclinaisons dans toute
la France et pendant toute l'année. Afin de célébrer les 40 ans du Mouvement de
libération des femmes, une petite fête se tiendra à Paris à la Flèche d'Or. Le
programme a l'air top et c'est pour la bonne cause.
Alors si cela vous intéresse, toutes les infos sont chez les Re-Belles
Il ne reste à ma connaissance que deux librairies gays et lesbiennes en France.
Elles se trouvent à Paris : Violette and Co et Les Mots à la Bouche. Alors
lorsque l'une d'elles fête ses 30 ans, ça vaut bien un billet !
Voilà le communiqué de la librairie que je reproduis dans son intégralité
:
"Évoquer les 30 ans des Mots en quelques phrases n'est pas
facile.
Essayons quand même Cela a commencé rue Simart, dans le 18eme
arrondissement de Paris, au pied de la Butte Montmartre. Jean-Pierre
Meyer-Genton eut l'idée d'un projet militant, ambitieux, novateur. Un peu fou.
Autre temps, autres mœurs .
Au bout de trois ans, il quitte ce lieu pour s'installer dans un local
commercial vide, beaucoup plus grand, au 6 Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie.
Au cœur du Marais. Au cœur de ce qui deviendra le quartier gay et lesbien de
Paris. Un peu plus tard, le sous-sol est aménagé, la librairie
s'agrandit.
Après la mort du fondateur en 1996, son compagnon Walter Paluch prend la
direction. Des expositions, des rencontres, des débats, des signatures se
suivent tout au long des années. L'offre se diversifie, K7 et DVD arrivent. Le
nombre des références mises en vente atteint 14000. Une nouvelle équipe se
cherche et se trouve. Chacune et chacun soucieux d'offrir au quotidien à la
communauté LGBT la plus accueillante des maisons communes. Un lieu de débats,
de cultures, de tendances. Où le temps suspend son cours, car il est toujours
bon de se remémorer le chemin parcouru. Où le temps accélère, aussi, parce que
Les Mots à la bouche ne seront jamais une belle endormie.
Alors cet anniversaire, ou l'occasion rêvée d'explorer et de penser,
ensemble, aux détours de plusieurs tables rondes, les nouveaux visages, les
enjeux et les combats des questions gaies et lesbiennes. Homoparentalité(s),
lutte contre l'homophobie, rapports changeants au corps, nouvelles identités.
Jeunes pousses, talents confirmés, intervenants de choix, hommages à ceux qui
nous ont marqués. Garçons, filles. Auteurs, éditeurs. Toutes les facettes d'une
communauté riche de ses différences, étrangère à toute tentation conformiste.
Une liberté de ton, bien sûr, et un maître mot, qui tient en quatre :
accueillir, lire, écouter, partager.
30 ans, pour une librairie gaie et lesbienne, c'est peu courant, et ça se
fête, non ?
Nous serions heureux de vous accueillir aux événements que nous allons
organiser du 10 au 30 juin 2010."
Et pour bien commencer cet anniversaire, RDV le vendredi 11 juin à
19h pour la rencontre avec trois auteures à la peau douce :
- deux de la dynamique équipe de KTM : Véronique Bréger (nouveau livre illustré
par la talentueuse Esther Gagné qui avait fait une planche de BD pour les
filles ont la peau douce) et Axelle Mallet
- et une des éditions Au Diable Vauvert : moi
Venez si vous êtes dans les parages ; ça me fera plaisir de discuter avec vous
et de vous dédicacer le livre. Et pour celles qui l'ont déjà, bien sûr, vous
pouvez venir en acheter un pour l'offrir. Cela fait toujours plaisir (promis
!). J'aurai peut être aussi quelques
tee-shirts...
L'adresse : Les Mots à la
Bouche
6, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville
Quand j'étais en vacances au Canada il y a quelques années, toutes les
lesbiennes que j'ai rencontrées à Vancouver aimaient Montréal et Metric. Quand
j'ai vu que Metric était programmé le 26 mai à la Cigale à Paris, j'ai donc
vite pris des places.
Résultat des courses : c'était top ! Enfin une chanteuse qui articule, même en
concert. Super ambiance et pas mal de lesbiennes ! Comme quoi, il n'y a pas que
Lez Canadiennes qui aiment ce groupe...
Suite à plusieurs demandes, une petite précision : oui il est possible de
commander le livre par Internet. Le mieux, c'est d'aller à la source (la
nouvelle) et c'est sur le site de mon éditeur Au Diable
Vauvert. Allez. Allez. Promis, ça vaut le coup
Un petit résumé en images de la pride de Bruxelles du week-end dernier...
Défilé, tractage, discussions, rencontre avec la dynamique équipe d'Activelles,
retrouvailles avec Clem, Nath et toute l'équipe de Tels Quels et concert de
Cocorosie...
La belle vie quoi ! Et merci à toutes les Belges que j'ai rencontrées,
notamment à celle qui venait de lire mon livre la semaine dernière. J'ai
découvert qu'il était en vente dans une librairie à Bruxelles du coup.
La boutique est ouverte ! Vous pouvez désormais commander des
tee-shirts les filles ont la peau douce.
Le design est de Sarah Calas qui dessine et imprime sur textile
depuis 1999 (son site Internet est en cours de construction et sera
bientôt disponible). Je suis très heureuse qu'elle ait accepté de s'investir
dans ce nouveau projet d'auto-production !
Les t-shirts sont fabriqués de manière artisanale en petite série (c'est
Sarah qui presse les supports, c'est moi qui les envoie) . Nous lançons
cette idée en espérant que vous aurez envie de porter le tee-shirt lesbien du
moment, simple et stylisé ! Une affaire et un clin d'œil qui vous
permettra entre autre de vous faire reconnaître par d'autres lesbiennes
(si besoin).
Le prix est de 25 euros (envoi en courrier simple et économique inclus dans
le prix).
Il existe trois modèles dans des couleurs différentes. Description et photos
ci-dessous. Vous pouvez cliquer sur le diaporama si vous voulez les voir dans
un affichage plus classique. Je vous conseille quand même de mettre la musique
bien fort en les regardant.
Black Eye Peas I gotta a feeling
1. Coupe Isa : débardeur dos nageur, de S à L (en noir ou
en vert prairie).
2. Coupe Nadia : coupe féminine près du corps, col V un peu
profond, de S à XL (en noir ou en vert prairie). Au dos, se trouvent l'adresse
du blog (http://www.axellestephane.fr/) et Design by Sarah Calas. Attention : ce modèle taille
très petit.
Tee-shirt Nadia en vert prairie
3. Coupe Alice : coupe unisexe taillée en T avec col rond,
de S à XXL (en noir, en vert prairie ou en bordeaux). Au dos, se trouvent
l'adresse du blog (http://www.axellestephane.fr/) et Design by Sarah Calas.
Attention : ce modèle
taille très grand.
Les délais de livraison sont compris entre 3 et 6 semaines car c'est fait
maison à la commande et tous les tee-shirts ne sont pas en stock. Évidemment,
cela vaut le coup d'attendre
La semaine dernière, une lectrice m'a demandé quelques compléments sur mon
chapitre sur la rupture, plus précisément comment amener le sujet de la
rupture quand on vit avec sa copine. Comme je suis en période de
post-rupture, cette demande m'a interpellée. De plus, le chapitre sur la
rupture a été le plus difficile à écrire (et le dernier). A l'époque, j'avais
eu un petit début d'histoire avec une fille qui sortait d'une relation et ne se
sentait pas d'être avec quelqu'un d'autre. Cela m'avait un peu inspiré. J'ai eu
de brèves nouvelles la semaine dernière : elle a un nouveau boulot et une
copine enceinte de 8 mois et demi. La vie va vite parfois (première généralité
sur la vie). Bon c'était fin 2006 quand même cette historiette. Alors vite,
c'est vite dit.
par Al Martin
Comment amener à la rupture ?
Après ce message d'espoir (?), alors comment amener la rupture ? Eh bien, le
mieux, je pense, c'est de commencer à réfléchir d'abord pour
soi aux raisons qui nous poussent à penser à la rupture et une fois
qu'on est au clair, de voir si les choses peuvent être améliorées, si on a
envie soi-même qu'elles s'améliorent et si on pense que c'est possible. Est-ce
qu'il y a des causes structurelles ? Est-ce à nous de changer ou à l'autre ?
Aux deux ? A-t-on envie de changer dans l'absolu (pour soi
plus que pour l'autre) ? C'est le plus difficile je trouve.
Ensuite si les réponses sont oui, on en parle avec la personne
avec qui on vit. Elle sentira que la rupture est au bout du chemin si rien ne
se passe... qu'elle se l'avoue ou non. A ce moment-là, on peut tout réparer et
repartir ensemble heureuses afin de continuer une belle relation qui fait
grandir tout le monde, renforçant chacune dans l'amour de
l'autre et de soi-même. Savoir s'ouvrir sans blesser l'autre, choisir les bons
mots, et pas ceux au fer rouge, se remettre en question, pouvoir changer,
vouloir changer, c'est beaucoup et c'est bien peu au regard de tout ce qu'on
peut vivre ensuite de beau, généreux et magnifique, magique parfois.
Et si c'est non, alors, pourquoi ne pas commencer par amener
le sujet en parlant de ce qui ne va pas ? De ce qu'on ne ressent plus ? De ce
qu'on ne tolère plus ? De ce dont on a besoin, de ce qu'on attend de la
relation mais qu'on ne trouve pas ou plus ? Des moments où l'autre nous a
blessée, parfois sans s'en rendre compte ? Du manque de respect que l'on a
perçu à certains moments ? De ce qui est important pour nous dans la relation ?
Des choix personnels qui nous éloignent l'une de l'autre ? Comme le retour aux
études ou à un projet personnel jaloux et accaparant ?
par Francois Morellet
Honnêteté et générosité
Encore une fois, le plus difficile il me semble, c'est de savoir ce que
l'on veut pour soi, ce dont on a besoin dans une relation amoureuse et
de ne pas avoir peur non plus de se retrouver célibataire. On peut être
amoureuse et ne pas trouver son compte dans une relation. Et si on quitte
l'autre, soyons à l'écoute de ses besoins et essayons d'y répondre
généreusement, histoire de se regarder dans une glace après en
étant fière de la façon dont a agi même si on a forcément fait des dégâts... à
toutes les deux... On peut dire "je t'aime" des centaines de fois alors
pourquoi ne pas répéter je te quitte deux ou trois fois ? Je t'ai quitté, j'ai
fermé mon cœur et je ne reviendrai pas. Prendre le temps d'expliquer. C'est
possible d'être ferme sans être insensible à la douleur, la sienne et celle de
l'autre. Se remettre en question aussi est important, pour soi. Il est
certain que ce n'est pas entièrement en raison de l'autre que l'on se sépare.
Reconnaître qu'on a fait des erreurs, les verbaliser et les comprendre... On
peut être soi même tout en prenant soin de l'autre et en agissant de façon à
lui faire plaisir sans pour autant perdre de son intégrité et être moins
forte.
Que des mots
Évidemment, ce ne sont que des mots.
par Gwenaelle Pledran
La douleur, la tristesse et la déception prennent corps, nous font courber le
dos, baisser les yeux, tomber les larmes, sans répit ; les beaux souvenirs nous
enivrent et nous font perdre le sens de l'orientation ; on imagine des projets
qui n'existaient pas, plus ; le chemin est tortueux, plein de ronces de tous
les côtés, à peine évitée, en voilà une autre qui nous écorche, profondément
parfois ; à trop lutter, on s'écroule, à trop se lamenter, on se liquéfie, à
aimer sans retour, on se perd.
Quand on vit avec l'autre
Il y a des choses justes et respectueuses à faire lorsqu'on
rompt avec quelqu'un, et bien amener le sujet en fait partie, qu'on vive avec
l'autre ou non. Alors merci à cette lectrice de m'avoir posé la question. Bien
sûr, quand on vit avec l'autre, il faut aussi penser aux aspects matériels en
amont (où vivre ? qui garde l'appart ? est-ce qu'on est au clair sur qui
possède quoi ? quel-le-s ami-e-s peuvent nous soutenir ? etc.). C'est encore
plus compliqué quand on possède un appartement ou qu'on a des enfants
ensemble... J'en ai un tout petit peu parlé dans mon livre (cf. pages 178 et
179).
Des notes pour accompagner
Et la musique dans tout ça ? Bah oui, moi, j'écoute le dernier album
d'Amy McDonald,A Curious
Thing. C'est triste et rythmé. Je croyais que
c'était une personne qui avait bien baroudé et souffert, sa voix me semblait
pleine de souvenirs graves et d'authentiques peines de cœur. Aussi
lorsque j'ai découvert que c'était une petite jeunette, ma tête a-t-elle
oscillé de gauche à droite en accéléré. La vie est pleine de surprises
(deuxième généralité sur la vie). Voilà deux chansons post-rupture.
La première parle d'une relation à peine entamée qui ne peut pas s'arrêter si
tôt. Qu'on soit avec quelqu'un depuis 4 mois, 3 ans ou 10 ans, n'a-t-on pas
parfois l'impression que cela vient juste de commencer ?
Don't tell me that it's over by Amy McDonald
Ensuite, et c'est plutôt positif (car c'est la deuxième chanson de l'album),
tout va bien. It's ok. Bon on a un peu l'impression que la chanson
parle de quelqu'un qui est mort mais c'est surement mon mauvais esprit qui
parle.
I'm ok now (the spark) by Amy McDonald
Vous avez compris donc : d'abord le regret et la douleur et après tout va bien.
Parfois, ça va vite, vite. Parfois, ça traine et ça traine... Mais comme m'a
dit une belle personne à propos de sa rupture, "c'est un gros truc mais
c'est pas tout le truc". Ah le truc...
Nos baisers sont souvent des adieux
Enfin, pour rester dans
l'ambiance, le dernier Nina Bouraoui Nos baisers sont des adieux est
terrible.
Je l'ai lu la semaine dernière.
Toujours très allusif, ce roman laisse planer le mystère sur la part de fiction
et d'autobiographie.
Frustrant et beau.
Personnel et universel.
Répétitif et nouveau.
Mention spéciale pour un passage sur l'amour, source de joie et de jouissance
mais aussi de blessures du cœur.
Chacune ses pansements et ses onguents.
Discussion à cœur ouvert dans les commentaires si le vent vous y
pousse...
Alors je suis allée au ciné me changer les idées. Après l'Arnacoeur,
très bel hymne à l'hétérosexualité, drôle, attendu mais réussi, surtout pour
les fans de Vanessa Paradis, j'ai fait un petit tour du côte de Tout ce qui
brille. Petit film avec un couple de lesbiennes invisibles. Une de mes
meilleures amies y est allée avec sa copine et est passée à côté.
Incroyable !
Petit film donc, bien balancé, attachant et touchant. Tout ce qui
brille mérite le détour. Les dialogues sonnent justes. Je me suis un
peu retrouvée dans l'attraction pour les paillettes qu'ont les deux
protagonistes, dans le dialogue sur les lapins de Porte Maillot aussi (c'est
vrai, j'en ai vu une fois !), sur l'envie de plaire à des personnes vaines et
futiles qui n'en valent pas la peine et sur les folies de soirées. Le
personnage de coach sportive m'a fait penser à ma coach (non je blague mais
elle est très forte aussi). A voir donc !
Et Soul Kitchen aussi. On voit brièvement deux filles s'embrasser donc pas
d'intérêt lesbien mais une histoire qui donne la pêche !
Et en parlant de paillettes, une journaliste du magazine Cosmopolitan m'a
contactée : elle cherche depuis trois mois (!) un couple de lesbiennes pour sa
rubrique. L'idée est de raconter comment on a rencontré sa chérie. Photo
à l'appui. Elle a tout fait. Elle a lu mon livre. Elle est allée voir la
Lesbienne invisible d'Océane Rose Marie (très bon spectacle). Elle a fait appel
à Têtue et rien ! Je relaye donc son appel. Si vous êtes motivées, envoyez-moi
un courriel.
Sinon, j'ai eu une petite brève dans Elle.fr . On peut jouer aux jeux des erreurs. Il y en a
deux... Il faut avoir lu le livre pour les trouver. Alors ?
Petit voyage à Nancy samedi 17 avril à Nancy pour présenter
Les filles ont la peau douce à 15h à la maison de quartier Saint
Nicolas au 1 rue Didion. Invitée par l'association LesBienNées, j'ai proposé à tout le monde, même
Alice au pays des merveilles qui a plutôt la côte en ce moment de venir
discuter, débattre et échanger sur mon livre. L'asso Couleurs gaies de
Metz enverra aussi ses troupes. Alors toutes à Nancy samedi
après-midi
Fini les cartons dans l'appart, les envois de livres dans les enveloppes
matelassées (les dédicaces personnalisées vont me manquer malgré tout...), les
approvisionnements des librairies en vélo avec mes paquets de livres, le
démarchage des médias, la vente à la criée dans le Marais... Bon ça c'est pour
moi mais qu'est-ce qui a changé pour vous par rapport à la version auto-éditée
de l'année dernière ?
Eh bien, la couverture déjà, évoquant les mains plaisir et un corps de
femme, la dédicace ensuite à deux amies à qui je souhaite beaucoup de succès,
les remerciements un peu longs encore (oui, oui, c'est possible) en espérant
n'avoir oublié personne, quelques corrections de forme et de fond... Un grand
merci d'ailleurs aux lectrices qui m'avaient fait part de leur remarques.
Les sous-titres ont disparu afin de respecter la charte graphique du Diable
Vauvert mais les illustrations de la Ptite Blan ont été conservées. C'était
très important pour Gaël, Blandine et moi que la p'tite Blan soit toujours de la partie
!
En revanche, et je le regrette, la préface de Marie-Jo Bonnet n'est pas de
l'aventure : la maison d'édition et elle ne se sont pas entendu sur le montant
de l'indemnisation.
En terme de sensation, la texture est différente : c'est en relief et très
très agréable au toucher.. sens très très important... C'est ce que je préfère
dans la nouvelle version !
Le nombre de pages est monté à 224 et le prix à 15 euros. Franchement, cela
demeure un super rapport qualité/prix, mais bon j'avoue, je ne suis pas
objective.
Vous pouvez désormais le commander dans toutes les librairies de France et
d'ailleurs ! Le Diable Vauvert a le même distributeur que Gallimard et peut
donc couvrir rapidement de grandes distances. Il est aussi disponible sur le
site du Diable Vauvert pour des commandes en ligne.
Voilà pour les quelques changements. Le contenu reste celui
que vous avez aimé et j'espère que beaucoup d'autres filles et personnes
curieuses auront accès à cette nouvelle version. N'hésitez pas à l'offrir aussi
!
Dans le cadre des Journées Nationales du Livre et du Vin qui se tiendront
dimanche 11 avril 2010 à Saumur, j'ai été interviewée par un
journaliste de Chérie FM. Il a enchaîné les questions et c'était un peu
impressionnant. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé si vous
l'écoutez. Cela passera jeudi ou vendredi entre 6h et 9h du matin lors des
flashes infos sur Chérie FM dans le Maine-et-Loire.
Prochaine étape : les Journées Nationales du Livre et du Vin dans les Pays de la Loire
le dimanche 11 avril 2010 à Saumur. En plus des dégustations
et des signatures, sont programmés des entretiens (avec Benoîte
Groult par exemple), des interludes musicaux, des cafés littéraires et une
exposition d’affiches sur l’amour du cinéma,. Il paraît que 2700 bouteilles
seront dégustées (!). Bref, un événement festif et littéraire de l’hexagone qui
devrait attirer des milliers de personnes... C'est le plan.
Je ferai l'aller-retour dans la journée dans un train spécial et y dédicacerai
mon livre. Si vous êtes dans le coin, venez me voir.
Lesbienne de 33 ans, je vis à Paris et dans mes bons soirs, vous pourrez me
trouver dans les soirées à teneur électro-lesbienne. Pour moi, l'écriture et la
lecture sont avant tout des actes émancipateurs et lorsque j'ai commencé à
sortir avec des filles,j'avais envie de lire un guide sur les relations entre
lesbiennes, et surtout sur le sexe. En dehors de quelques clichés, je n'avais
jamais entendu parler du sexe entre lesbiennes.
Or je voulais pimenter mon quotidien sans pour autant me lancer dans le
sado-masochisme dès le deuxième rendez-vous. C'est pourquoi j'ai cherché,
cherché et encore cherché pour ne rien trouver qui corresponde à mes envies, y
compris à San Francisco que j'imaginais fourmillant de livres comme je les
rêvais. J'ai donc pris ma plume et pendant quatre ans, par intermittence, j'ai
écrit et interviewé des filles du milieu ou hors milieu, jeunes ou âgées,
lesbiennes précoces ou tardives, et même quelques filles et garçons
hétéros...
Mon guide s'est alors transformé en voyage émotionnel sans pour autant
perdre son contenu sexuel. Et voilà comment est né "Les filles ont la peau
douce", un guide des relations entre filles... Je l'ai d'abord auto-produit du
début à la fin, avec l'aide de nombreuses copines et de quelques copains que je
remercie chaleureusement.
Ensuite grâce à l'incroyable Céline Robinet qui slammait au salon du livre
ancien, j'ai rencontré la non moins incroyable Marion Mazauric des éditions Au
Diable Vauvert. Quelques mois plus tard, me voilà avec un contrat d'édition et
une nouvelle version du livre qui est sortie le 9 avril 2010 !
Très en joie, je me lance donc dans une nouvelle série de folles aventures
promotionnelles et surtout de belles rencontres avec les lectrices, passées,
présentes et à venir. Alors à bientôt ?
c'est une image gif qui doit bouger mais ça marche pas
C'est officiel : les filles ont la peau douce sortent avec le Diable
Vauvert, maison d'édition indépendante située à Vauvert dans le Sud de la
France. J'espère que cette nouvelle histoire sera heureuse. On commence par une
dédicace au salon du livre de Paris ce samedi 27 mars après-midi. Venez
nombreuses !
Pas beaucoup d'activité sur le blog pour le moment mais ça va bientôt
repartir. Préparez-vous !
D'ici là, j'ai une mission pour vous : j'ai reçu les épreuves de la maison
d'édition hier et je dois les rendre corrigées lundi soir. Alors, je lance un
appel rapide aux bonnes volontés : si vous avez vu des erreurs (typographie,
orthographe...), dites-le moi très vite. Et si vous avez des remarques plus
générales, n'hésitez pas non plus. C'est le moment !
Très chères lectrices, passées, présentes et futures, je
vous en parle depuis plusieurs semaines. Le temps est venu : la vente
des Filles ont la peau douce s'arrête le samedi 23 janvier à
minuit. Donc si vous voulez profiter de ce livre apprécié
par beaucoup d'entre vous, c'est votre dernière chance.
Mais rien n'est terminé car je viens de signer un contrat d'édition qui
permettra, si tout va bien, une republication dans un nouveau format (et pour
un peu plus cher) des Filles ont la peau douce pour le salon du livre
de mars à Paris... Affaire à suivre ! Je vous tiendrai au courant bien sûr
!
Et encore un grand grand merci à toutes celles et ceux d'entre vous qui ont
acheté le livre !
Merci aussi pour tous vos messages de soutien, vos témoignages et vos
invitations. J'espère que le livre aura pu vous donner un petit coup de pouce,
des idées et la force d'être vous-même.
Samedi 31 janvier à partir de 19h30, Habiba et Jerry
ferons leur show musical à la Scène Bastille et ça vaut le coup !
Les Siblings, Habiba et Jerry, seront donc au 2 bis rue des
Taillandiers dans le onzième à Paris (métro : Ledru-Rollin ou
Bastille). Au programme de la musique Folk Jazz Soul, le tout présenté par Tom
Novembre
Venez si ça vous dit. L'entrée est de 12 euros et j'y serai aussi
! D'ailleurs, si vous voulez une dédicace là-bas pour un exemplaire
des Filles ont la peau douce que vous avez déjà, n'hésitez pas à me le
dire.
Un petit billet en cette veille de Noël pour vous dire qu'effectivement, les
stocks s'amenuisent. Je compte les livres maintenant... Alors commandez,
commandez, si vous en voulez un.
Je suis actuellement en cours de négociation avec une maison d'édition
indépendante qui veut ré-éditer Les Filles ont la peau douce pour une
sortie en mars prochain. Je vous tiendrai au courant mais il y a donc des
chances que la première édition que j'ai sortie soit vraiment collector
Bilan des courses : des livres vendus, une librairie flamande (!) à
ajouter dans la liste des librairies proposant Les Filles ont la peau
douce, trois soirées lesbiennes, le concert de Betty au premier
rang (générique de The L Word en live), visite guidée de Bruxelles, visite
ensoleillée de Gand, des lesbiennes en veux-tu, en voilà, de nouvelles
expressions à sortir en soirée, des gaufres, du chocolat, des spéculos...
Bref, la liste est longue (et je n'ai pas réussi à faire tout ce qui était
prévu !).
Bruxelles, à bientôt ! Et un grand merci à Julie, Nat',
Clem', Christine, Michel, Philippe et toutes les filles sympas que j'ai
rencontrées. Mention spéciale pour Jeannette et Kim !
Soizick de Saphisteries et Blan et Galou sont à la L Week pour
l'ouverture en ce moment. J'irai le week-end prochain pour la fête de
clôture et les autres festivités de fin de semaine. Pour celles qui seront dans
le coin, venez me parler si vous m'apercevez. Je serai ravie de discuter avec
vous, d'autant plus que je suis invitée par l'asso et que j'aurai à cœur de
rencontrer des lesbiennes belges.
- Vendredi 20 novembre chez Tels quels à 19h pour la présentation de mon livre et ensuite
danse jusqu'au bout de la nuit à Biberium pour la soirée de clôture de la L
Week
- Samedi 21 novembre : direction Gand pour tenir une table pour mon bouquin
avec Julie de l'asso Tels quels et d'autres filles
- Dimanche 22 novembre : visite de Bruxelles et quartier libre avant de
reprendre le train
J'aimerais aussi retrouver Soizick qui sera dans les parages, voir l'expo de Djou, rencontrer Agnès avec qui j'ai échangé quelques
courriels, discuter avec les Scum Grrls dont je lis la revue très régulièrement
et remercier de vive voix Thérèse d'Activ'elles
qui vend mon livre en Belgique.
Et voilà, c'est officiel. Suite à l'afflux de commandes ces derniers jours,
il ne me reste plus de marque-pages. Accrochez-vous à ceux que vous avez et
pour les autres, j'en réimprimerai peut être... Je vous tiendrai au
courant.
Oyez ! Oyez ! Marque-pages ! Marque-pages des Filles ont la peau douce ! Ce
sont les derniers !
Et oui, je les économise depuis plusieurs mois en les réservant aux ventes
en ligne. Mais voilà, j'ai quasiment épuisé mon stock. Alors si vous en voulez,
commandez-vite un livre. Et si vous en avez, c'est désormais collector, et
bientôt vintage si vous les abîmez juste ce qu'il faut. Enfin, rien de grave,
il reste toujours de jolies feuilles d'automne pour marquer votre page.
Une nouvelle interview vient d'être mise en ligne sur le site de critique
littéraire L-Editorielles. Avec le recul de ces premiers mois, une ébauche
de réflexion sur mon livre Les Filles ont la peau douce et son accueil
dans le vrai monde.
Les soirées thématiques : rencontrée par hasard chez un
traiteur dans Manhattan en fin de journée, Danielle qui portait un très grand badge de la marche de
l'égalité sur son sac (elle en parle sur son blog) a commencé à discuter. Elle se rendait
à une soirée lesbienne thématique, une sortie dans un musée je crois ou une
séance de tricot. Ma mémoire me fait défaut... Entre autres choses, elle nous a
parlé des soirées thématiques qu'elle organise pour que les filles se
rencontrent autour d'un thème, un peu comme les apéros de Sylvie à
Paris. Son prochain était une dégustation de vin. Elle cherchait encore le
lieu... Rencontre incongrue dans un lieu très loin des lesbiennes.
Paris 7 / New York 8
Les librairies : bien sûr, pas de sortie sans faire un tour
dans les librairies lesbiennes. Dur, dur, il n'y en a plus aucune à New
York ! Une librairie indépendante reposant beaucoup sur le bénévolat propose
malgré tout des événements féministes et lesbiens.
Quand j'y suis passée, plusieurs lesbiennes se trouvaient dans l'espace
cafétéria de la librairie. J'ai parlé à l'une des responsables du magasin
: Les Filles ont la peau douce étant un livre en français, il ne
l'intéressait pas trop. Finalement, mon French accent les a convaincu (ça ou
autre chose, peu importe). Le guide est donc en vente aux Etats-Unis !
Paris 11 / New York 10
Le centre
LGBT : un très grand bâtiment, bien plus imposant que celui de
Paris mais moins accueillant : pas de barreaux aux fenêtres mais un hall assez
vide avec une personne à l'accueil peu amène.
Il faut oser monter à l'étage pour trouver des revues, des flyers, des
panneaux d'annonce de tous genres (senior, junior, lesbian, gay, sm,
transgender, people of color, jobs, dates, etc.).
Les toilettes sont mixtes (all genders) et intelligemment décorées.
Cette décoration m'a fait penser à un panneau que j'avais vu dans un bar
lesbien à Vancouver (le club "Lick", tout un programme...). Photo prise en
avril 2006.
Paris 12 / New York 11
La rue : bien sûr, la rue, les regards avec les lesbiennes
et les autre. Bon, honnêtement, pas de rencontres sur le pavé new-yorkais mais
un festival de couleurs et de looks très étudiés. Je vous laisse l'imaginer
avec cette photo prise dans le métro à Soho si ma mémoire est bonne...
Paris 12 / New York 12 pour le look ! Ex-æquo ! Allez, c'est fini
pour New York City. Tout le monde peut lever le coude et fêter ça.
Pendant la pause, une annonce pour vous dire que je dédicacerai mon
guide à Cineffable ce dimanche 1er novembre entre 17h00 et 18h00 au stand de
Violette and Co au premier étage duTrianonà Paris. Vous pourrez acheter des livres au stand de Violette
and Co sur place ou venir avec tous vos exemplaires. Entrée gratuite (réservée
aux filles). Si des films vous tentent, le programme est
là (5 euros la séance).
Si vous êtes dans le coin et que vous ne pouvez pas être présente à
l'horaire prévu, envoyez-moi un courriel afin de convenir d'un rendez-vous à un
autre moment lors du festival.
N'hésitez pas à passer voir Sarah Calas et ses merveilleux
habits. Elle y tiendra un stand qui vaut le coup d'œil et de portefeuille ! Et
côté dédicaces, d'autres auteures seront aussi aussi présentes. Je vous recommande
particulièrement Anne Delabre, Paula Dumont et le super CD Flaming
Pussy pour celles qui aiment l'électro-rock.
Source : photo prise en haut
de l'immeuble Rockefeller, vue sur Central Park avec une veste créée par Sarah
Calas
Alors, me voilà de retour depuis hier de New York ! C'était
une belle visite plutôt ensoleillée avec un logement gratuit grâce à un échange
d'appartement avec une fille vivant à Brooklyn via le site craigslist . Super
bon plan ! Je vous le recommande.
Alors, étant donné le thème du blog, voilà le bilan des sorties
lesbiennes new-yorkaises. Je vous fais grâce des musées (immenses),
des balades dans les quartiers touristiques (et les autres), des restaurants à
la cuisine roborative (même le pain contient du sucre !), des makis hyper
originaux (miam miam), des sorties culturelles et des séances shopping (un
grand nombre de magasins indépendants ou de petites chaînes qui explique un peu
mieux pourquoi tant de New Yorkais-es sont aussi bien looké-es).
Les clubs tout d'abord. C'est facile : il n'y en a pas !
Paris 1 / New York 0. Si, si, on a le Rive gauche, certes un
nombre très limité de soirs par semaine mais ça compte.
En revanche, il existe quelques soirées plus ou moins
itinérantes. Une soirée burlesque type la plug et
compagnie était au programme mais les effets du décalage horaire ont mis un
peu trop de temps à se dissiper... Compte rendu donc d'une autre soirée :
Eden au R
Bar dans le Lower East Side à Manhattan. La salle récemment
refaite à neuf, tout en longueur, avec de la lumière rouge tamisée et des
tables noires, était à peu près trois fois plus grande que le Troisième lieu à
Paris. Dans la salle du fond, des poteaux de strip-tease. Pas trop mon genre de
décor ; c'est un bar qui doit aussi servir aux enterrements de vie de
garçons...
La Djette nous a balancé du son un peu ancien (des vieux tubes de Nelly
Furtado et de Justin Timberlake par exemple) mais dansant. Et les filles ? Oui,
oui, j'y viens. Alors déjà, il y en avait beaucoup, la majorité cheveux longs
avec de nombreux talons (au moins deux par personne !), leggins, jean skinny,
petites chemises moulantes, et la minorité cheveux courts et plus sportwear.
Toutes hyper lookées. Ce sont des photos du début de soirée que je vous mets.
Ensuite, la salle s'est remplie.
Bien sûr, elles avaient aussi toutes la peau douce ; ça se voyait. Quelques
couples et beaucoup de bandes de filles. Pas facile de faire connaissance. Au
final, Paris 3 / New York 1.
Les bars ensuite : plus de choix. Un samedi soir à
Ginger's dans Brooklyn, plus précisément dans le
quartier appelé Park Slope (anciemment "Dyke Slope" car
beaucoup de lesbiennes y ont habité dans les années 90 lorsqu'il n'était pas
encore à la mode ; c'est aussi là où j'ai vu le plus de lesbiennes au mètre
carré).
Encore un bar tout en longueur, en trois parties.
La première : bar avec une télé qui passe des matchs de sport en direct (bah
oui, c'est les Etats-Unis) et un juke-box tactile alimenté par le barman.
Beaucoup de filles, seules, en couple, en petits groupes. Très bon esprit
général, coquin même... Conversation assez facile avec les Américaines, très
facile avec certaines. Et de très bons cocktail white russian servis par une
barmaid top sympa et dynamique. Une photo de début de soirée. Ensuite, ça
dansait bien.
Deuxième partie du bar : le billard ! 1 dollar la partie, des trophées du
meilleur bar avec billard gay de new york et des photos en noir et blanc de New
York, de Madonna et de couple de filles, bon esprit, pas glauque.
Enfin, un patio un peu plus grand que la salle de billard (un peu comme
celui du Glaz'art à Paris mais en plein air) pour discuter et fumer. Eh oui,
comme en France, les bars sont non fumeurs.
Quant aux autres bars, Henrietta Hudson et Clubbyhole valent aussi le coup
dans des genres différents : Henrietta plus latino spirit et souvent des soirées avec une
entrée payante et Clubbyhole, un dive comme Ginger mais plus petit. Je ne suis pas allée
dans les autres bars cités dans le magazine Go qui sont, paraît-il, moins
fréquentés. Enfin, ce n'est qu'une vision partielle bien sûr car je n'ai passé
que deux semaines à New York City. Malgré tout, Paris 5 / New York
6 (oui, 5 points d'un seul coup).
Coup de sifflet de l'arbitre, il est temps de faire une
pause.
Dans le prochain billet, la suite du match lesbien, Paris / New York...
Restez connectées.
Et voilà ! La BD de la p’tite Blan est sortie ! J'ai eu la
chance d'avoir le premier exemplaire dédicacé ! Merci Galou et Blan ! Alors la
BD s'appelle Coming Soon et nous raconte les premiers pas de la p'tite, sa vie
de famille, ses découvertes et ses colères. Selon ses créateurs, 100 %
trentenaire, cynique et lesbienne, la p’tite Blan est la première
Appellation d’Origine Lesbienne inContrôlable. A ne pas rater donc. Je
vous invite à aller voir leur petite vidéo de promotion qui décoiffe et pour les
filles qui seront à Paris le 23 octobre vers 19h, rendez-vous chez l Violette and
Co.
Après Barentin et avant Cineffable à Paris, New York
!
J'y vais en vacances du 10 au 25 octobre (donc pas d'envoi de livres pendant
cette période mais vous pouvez quand même en commander, je m'en occuperai dès
mon retour).
Je cherche des filles vivant à New York qui seraient intéressées par acheter
mon livre ou qui connaîtraient des libraires pouvant le distribuer. J'ai déjà
eu une information sur une librairie lesbian-friendly (merci Amélie !). Je vais aller les
voir mais ce n'est pas gagné car Les Filles ont la peau douce n'est pas
(encore ?) traduit en anglais.
J'ai aussi l'intention de profiter de la vie nocturne lesbienne là-bas. Donc
si vous avez des amies festives, pensez à moi J'ai déjà repéré les
bonnes sorties sur Go Mag. Reste à trouver des filles sympas avec qui sortir !
Isa et Valérie de l'association AXEL (du nom
de leur fils) ont été parmi les premières à parler de
mon livre . Quand elles m'ont invitée à venir à l'une de leurs soirées
thématiques, je n'ai donc pas hésité. Toutefois, quand j'ai vu que le dernier
train de Rouen à Paris partait à 20h09, j'ai failli lâcher l'affaire : comment
vais-je rentrer chez moi ? Je me voyais déjà faire du stop pour rentrer à Paris
un samedi soir...
Heureusement, une bonne âme a accepté de m'emmener dans son carrosse blanc
motorisé. Nous partirons donc samedi (après-midi afin d'éviter les bouchons)
pour Barentin en Seine-Maritime (près de Rouen donc) où se déroulera une soirée
open peau douce, discussions et dédicaces à gogo...
Alors si vous êtes dans le coin et avez envie de venir, il faut contacter
l'association AXEL sur son site. Et si vous voulez en savoir plus sur AXEL, allez lire
le Têtu du mois d'octobre qui comprend un article à propos de ses deux
mamans.
Ah et je dédicacerai aussi mon livre à Cineffable à
Paris fin octobre. Les détails dans un prochain billet.
Vous pouvez aussi commander des tee-shirts les filles ont la peau douce. Design by Sarah Calas. Modèles rares. 25 euros avec frais de port Un clin d'œil et une moyen discret de vous faire reconnaître par d'autres lesbiennes ! Si vous le voulez, c'est juste ici. Délai entre 3 et 6 semaines maximum (on essaye de faire moins mais c'est du fait maison donc ça prend du temps).
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Pour m'écrire, c'est
axelle[at ] axellestephane.fr
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