Axelle Stephane

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vendredi 26 février 2010

Nouvelle version du livre

Pas beaucoup d'activité sur le blog pour le moment mais ça va bientôt repartir. Préparez-vous !

D'ici là, j'ai une mission pour vous : j'ai reçu les épreuves de la maison d'édition hier et je dois les rendre corrigées lundi soir. Alors, je lance un appel rapide aux bonnes volontés : si vous avez vu des erreurs (typographie, orthographe...), dites-le moi très vite. Et si vous avez des remarques plus générales, n'hésitez pas non plus. C'est le moment !

Merci d'avance.

mardi 19 janvier 2010

Fin des ventes : samedi 23 janvier

Source : Chitose Yagi

Très chères lectrices, passées, présentes et futures, je vous en parle depuis plusieurs semaines. Le temps est venu : la vente des Filles ont la peau douce s'arrête le samedi 23 janvier à minuit. Donc si vous voulez profiter de ce livre apprécié par beaucoup d'entre vous, c'est votre dernière chance.

Mais rien n'est terminé car je viens de signer un contrat d'édition qui permettra, si tout va bien, une republication dans un nouveau format (et pour un peu plus cher) des Filles ont la peau douce pour le salon du livre de mars à Paris... Affaire à suivre ! Je vous tiendrai au courant bien sûr !

Et encore un grand grand merci à toutes celles et ceux d'entre vous qui ont acheté le livre !

Merci aussi pour tous vos messages de soutien, vos témoignages et vos invitations. J'espère que le livre aura pu vous donner un petit coup de pouce, des idées et la force d'être vous-même.

Artistes à découvrir

Samedi 31 janvier à partir de  19h30, Habiba et Jerry ferons leur show musical à la Scène Bastille et ça vaut le coup !

Les Siblings, Habiba et Jerry, seront donc au 2 bis rue des Taillandiers dans le onzième à Paris (métro : Ledru-Rollin ou Bastille). Au programme de la musique Folk Jazz Soul, le tout présenté par Tom Novembre

Venez si ça vous dit. L'entrée est de 12 euros et j'y serai aussi ! D'ailleurs, si vous voulez une dédicace là-bas pour un exemplaire des Filles ont la peau douce que vous avez déjà, n'hésitez pas à me le dire.

jeudi 24 décembre 2009

Joyeuses fêtes !

Source : Chris Appelhans

Joyeuses fêtes à toutes !

Un petit billet en cette veille de Noël pour vous dire qu'effectivement, les stocks s'amenuisent. Je compte les livres maintenant... Alors commandez, commandez, si vous en voulez un.

Je suis actuellement en cours de négociation avec une maison d'édition indépendante qui veut ré-éditer Les Filles ont la peau douce pour une sortie en mars prochain. Je vous tiendrai au courant mais il y a donc des chances que la première édition que j'ai sortie soit vraiment collector

 

mercredi 25 novembre 2009

Fin des stocks des Filles ont la peau douce

Oyez, Oyez !

Il ne me reste presque plus de cartons à la maison... Alors si vous voulez des livres à 12,70 euros de cette édition collector, à vos claviers !

Je ne sais pas encore si je vais en republier d'autres ou pas...

Vous avez le bouton paypal à droite et pour les ministres des prix, le lien vers priceminister.

lundi 23 novembre 2009

It's the way that we live... in Belgium

Week-end en Belgique avec l'asso Tels quels.

Bilan des courses : des livres vendus, une librairie flamande (!) à ajouter dans la liste des librairies proposant Les Filles ont la peau douce, trois soirées lesbiennes, le concert de Betty au premier rang (générique de The L Word en live), visite guidée de Bruxelles, visite ensoleillée de Gand, des lesbiennes en veux-tu, en voilà, de nouvelles expressions à sortir en soirée, des gaufres, du chocolat, des spéculos...

Bref, la liste est longue (et je n'ai pas réussi à faire tout ce qui était prévu !).

Bruxelles, à bientôt ! Et un grand merci à Julie, Nat', Clem', Christine, Michel, Philippe et toutes les filles sympas que j'ai rencontrées. Mention spéciale pour Jeannette et Kim !

samedi 14 novembre 2009

L week belgique



Soizick de Saphisteries et Blan et Galou sont à la L Week pour l'ouverture en ce moment. J'irai le week-end prochain pour la fête de clôture et les autres festivités de fin de semaine. Pour celles qui seront dans le coin, venez me parler si vous m'apercevez. Je serai ravie de discuter avec vous, d'autant plus que je suis invitée par l'asso et que j'aurai à cœur de rencontrer des lesbiennes belges.

- Vendredi 20 novembre chez Tels quels à 19h pour la présentation de mon livre et ensuite danse jusqu'au bout de la nuit à Biberium pour la soirée de clôture de la L Week
- Samedi 21 novembre : direction Gand pour tenir une table pour mon bouquin avec Julie de l'asso Tels quels et d'autres filles
- Dimanche 22 novembre : visite de Bruxelles et quartier libre avant de reprendre le train

J'aimerais aussi retrouver Soizick qui sera dans les parages, voir l'expo de Djou, rencontrer Agnès avec qui j'ai échangé quelques courriels, discuter avec les Scum Grrls dont je lis la revue très régulièrement et remercier de vive voix Thérèse d'Activ'elles qui vend mon livre en Belgique.

Pour celles qui seront à Paris, profitez-bien du festival de films chéris chéries du FFGLP.

lundi 9 novembre 2009

Stock de marque-pages épuisé !

Et voilà, c'est officiel. Suite à l'afflux de commandes ces derniers jours, il ne me reste plus de marque-pages. Accrochez-vous à ceux que vous avez et pour les autres, j'en réimprimerai peut être... Je vous tiendrai au courant.

samedi 7 novembre 2009

Il ne me reste presque plus de marque-pages

Source : Kazu Kibuishi

Oyez ! Oyez ! Marque-pages ! Marque-pages des Filles ont la peau douce ! Ce sont les derniers !

Et oui, je les économise depuis plusieurs mois en les réservant aux ventes en ligne. Mais voilà, j'ai quasiment épuisé mon stock. Alors si vous en voulez, commandez-vite un livre. Et si vous en avez, c'est désormais collector, et bientôt vintage si vous les abîmez juste ce qu'il faut. Enfin, rien de grave, il reste toujours de jolies feuilles d'automne pour marquer votre page.

mardi 3 novembre 2009

Interview sur L-Editorielles


Source : Takeshi Nitta

Une nouvelle interview vient d'être mise en ligne sur le site de critique littéraire L-Editorielles. Avec le recul de ces premiers mois, une ébauche de réflexion sur mon livre Les Filles ont la peau douce et son accueil dans le vrai monde.

vendredi 30 octobre 2009

New York : bilan lesbien (Episode 2)

Reprise du match ! A vos bières. 

Les soirées thématiques : rencontrée par hasard chez un traiteur dans Manhattan en fin de journée, Danielle qui portait un très grand badge de la marche de l'égalité sur son sac (elle en parle sur son blog) a commencé à discuter. Elle se rendait à une soirée lesbienne thématique, une sortie dans un musée je crois ou une séance de tricot. Ma mémoire me fait défaut... Entre autres choses, elle nous a parlé des soirées thématiques qu'elle organise pour que les filles se rencontrent autour d'un thème, un peu comme les apéros de Sylvie à Paris. Son prochain était une dégustation de vin. Elle cherchait encore le lieu... Rencontre incongrue dans un lieu très loin des lesbiennes. Paris 7 / New York 8

Les librairies : bien sûr, pas de sortie sans faire un tour dans les librairies lesbiennes. Dur, dur, il n'y en a plus aucune à New York ! Une librairie indépendante reposant beaucoup sur le bénévolat propose malgré tout des événements féministes et lesbiens.

Quand j'y suis passée, plusieurs lesbiennes se trouvaient dans l'espace cafétéria de la librairie. J'ai parlé à l'une des responsables du magasin : Les Filles ont la peau douce étant un livre en français, il ne l'intéressait pas trop. Finalement, mon French accent les a convaincu (ça ou autre chose, peu importe). Le guide est donc en vente aux Etats-Unis ! Paris 11 / New York 10

Le centre LGBT : un très grand bâtiment, bien plus imposant que celui de Paris mais moins accueillant : pas de barreaux aux fenêtres mais un hall assez vide avec une personne à l'accueil peu amène.

Il faut oser monter à l'étage pour trouver des revues, des flyers, des panneaux d'annonce de tous genres (senior, junior, lesbian, gay, sm, transgender, people of color, jobs, dates, etc.).



Les toilettes sont mixtes (all genders) et intelligemment décorées.



Cette décoration m'a fait penser à un panneau que j'avais vu dans un bar lesbien à Vancouver (le club "Lick", tout un programme...). Photo prise en avril 2006.


Paris 12 / New York 11

La rue : bien sûr, la rue, les regards avec les lesbiennes et les autre. Bon, honnêtement, pas de rencontres sur le pavé new-yorkais mais un festival de couleurs et de looks très étudiés. Je vous laisse l'imaginer avec cette photo prise dans le métro à Soho si ma mémoire est bonne...

Paris 12 / New York 12 pour le look ! Ex-æquo ! Allez, c'est fini pour New York City. Tout le monde peut lever le coude et fêter ça.

mercredi 28 octobre 2009

Pendant la pause, la dédicace

Pendant la pause, une annonce pour vous dire que je dédicacerai mon guide à Cineffable ce dimanche 1er novembre entre 17h00 et 18h00 au stand de Violette and Co au premier étage du Trianon à Paris. Vous pourrez acheter des livres au stand de Violette and Co sur place ou venir avec tous vos exemplaires. Entrée gratuite (réservée aux filles). Si des films vous tentent, le programme est là (5 euros la séance).

Si vous êtes dans le coin et que vous ne pouvez pas être présente à l'horaire prévu, envoyez-moi un courriel afin de convenir d'un rendez-vous à un autre moment lors du festival.

N'hésitez pas à passer voir Sarah Calas et ses merveilleux habits. Elle y tiendra un stand qui vaut le coup d'œil et de portefeuille ! Et côté dédicaces, d'autres auteures seront aussi aussi présentes. Je vous recommande particulièrement Anne Delabre, Paula Dumont et le super CD Flaming Pussy pour celles qui aiment l'électro-rock.

mardi 27 octobre 2009

New York : bilan lesbien (Episode 1)

Source : photo prise en haut de l'immeuble Rockefeller, vue sur Central Park avec une veste créée par Sarah Calas

Alors, me voilà de retour depuis hier de New York ! C'était une belle visite plutôt ensoleillée avec un logement gratuit grâce à un échange d'appartement avec une fille vivant à Brooklyn via le site craigslist . Super bon plan ! Je vous le recommande.

Alors, étant donné le thème du blog, voilà le bilan des sorties lesbiennes new-yorkaises. Je vous fais grâce des musées (immenses), des balades dans les quartiers touristiques (et les autres), des restaurants à la cuisine roborative (même le pain contient du sucre !), des makis hyper originaux (miam miam), des sorties culturelles et des séances shopping (un grand nombre de magasins indépendants ou de petites chaînes qui explique un peu mieux pourquoi tant de New Yorkais-es sont aussi bien looké-es).

Les clubs tout d'abord. C'est facile : il n'y en a pas ! Paris 1 / New York 0. Si, si, on a le Rive gauche, certes un nombre très limité de soirs par semaine mais ça compte.

En revanche, il existe quelques soirées plus ou moins itinérantes. Une soirée burlesque type la plug et compagnie était au programme mais les effets du décalage horaire ont mis un peu trop de temps à se dissiper... Compte rendu donc d'une autre soirée : Eden au R Bar dans le Lower East Side à Manhattan. La salle récemment refaite à neuf, tout en longueur, avec de la lumière rouge tamisée et des tables noires, était à peu près trois fois plus grande que le Troisième lieu à Paris. Dans la salle du fond, des poteaux de strip-tease. Pas trop mon genre de décor ; c'est un bar qui doit aussi servir aux enterrements de vie de garçons...

La Djette nous a balancé du son un peu ancien (des vieux tubes de Nelly Furtado et de Justin Timberlake par exemple) mais dansant. Et les filles ? Oui, oui, j'y viens. Alors déjà, il y en avait beaucoup, la majorité cheveux longs avec de nombreux talons (au moins deux par personne !), leggins, jean skinny, petites chemises moulantes, et la minorité cheveux courts et plus sportwear. Toutes hyper lookées. Ce sont des photos du début de soirée que je vous mets. Ensuite, la salle s'est remplie.

Bien sûr, elles avaient aussi toutes la peau douce ; ça se voyait. Quelques couples et beaucoup de bandes de filles. Pas facile de faire connaissance. Au final, Paris 3 / New York 1.

Les bars ensuite : plus de choix. Un samedi soir à Ginger's dans Brooklyn, plus précisément dans le quartier appelé Park Slope (anciemment "Dyke Slope" car beaucoup de lesbiennes y ont habité dans les années 90 lorsqu'il n'était pas encore à la mode ; c'est aussi là où j'ai vu le plus de lesbiennes au mètre carré).

Encore un bar tout en longueur, en trois parties.

La première : bar avec une télé qui passe des matchs de sport en direct (bah oui, c'est les Etats-Unis) et un juke-box tactile alimenté par le barman. Beaucoup de filles, seules, en couple, en petits groupes. Très bon esprit général, coquin même... Conversation assez facile avec les Américaines, très facile avec certaines. Et de très bons cocktail white russian servis par une barmaid top sympa et dynamique. Une photo de début de soirée. Ensuite, ça dansait bien.

Deuxième partie du bar : le billard ! 1 dollar la partie, des trophées du meilleur bar avec billard gay de new york et des photos en noir et blanc de New York, de Madonna et de couple de filles, bon esprit, pas glauque.

Enfin, un patio un peu plus grand que la salle de billard (un peu comme celui du Glaz'art à Paris mais en plein air) pour discuter et fumer. Eh oui, comme en France, les bars sont non fumeurs.

Quant aux autres bars, Henrietta Hudson et Clubbyhole valent aussi le coup dans des genres différents : Henrietta plus latino spirit et souvent des soirées avec une entrée payante et Clubbyhole, un dive comme Ginger mais plus petit. Je ne suis pas allée dans les autres bars cités dans le magazine Go qui sont, paraît-il, moins fréquentés. Enfin, ce n'est qu'une vision partielle bien sûr car je n'ai passé que deux semaines à New York City. Malgré tout, Paris 5 / New York 6 (oui, 5 points d'un seul coup).

Coup de sifflet de l'arbitre, il est temps de faire une pause.

Dans le prochain billet, la suite du match lesbien, Paris / New York... Restez connectées.


jeudi 8 octobre 2009

La BD de la p’tite Blan est sortie !

Et voilà ! La BD de la p’tite Blan est sortie ! J'ai eu la chance d'avoir le premier exemplaire dédicacé ! Merci Galou et Blan ! Alors la BD s'appelle Coming Soon et nous raconte les premiers pas de la p'tite, sa vie de famille, ses découvertes et ses colères. Selon ses créateurs, 100 % trentenaire, cynique et lesbienne, la p’tite Blan est la première Appellation d’Origine Lesbienne inContrôlable. A ne pas rater donc. Je vous invite à aller voir leur petite vidéo de promotion qui décoiffe et pour les filles qui seront à Paris le 23 octobre vers 19h, rendez-vous chez l Violette and Co.

Amusez-vous bien !

dimanche 4 octobre 2009

Lesbian connection in New York City


Source : Darren Quach

Après Barentin et avant Cineffable à Paris, New York !

J'y vais en vacances du 10 au 25 octobre (donc pas d'envoi de livres pendant cette période mais vous pouvez quand même en commander, je m'en occuperai dès mon retour).

Je cherche des filles vivant à New York qui seraient intéressées par acheter mon livre ou qui connaîtraient des libraires pouvant le distribuer. J'ai déjà eu une information sur une librairie lesbian-friendly (merci Amélie !). Je vais aller les voir mais ce n'est pas gagné car Les Filles ont la peau douce n'est pas (encore ?) traduit en anglais. 

J'ai aussi l'intention de profiter de la vie nocturne lesbienne là-bas. Donc si vous avez des amies festives, pensez à moi J'ai déjà repéré les bonnes sorties sur Go Mag. Reste à trouver des filles sympas avec qui sortir !

mardi 29 septembre 2009

Barentin, nous voilà !

Source : Dan Krall

Isa et Valérie de l'association AXEL (du nom de leur fils) ont été parmi les premières à parler de mon livre . Quand elles m'ont invitée à venir à l'une de leurs soirées thématiques, je n'ai donc pas hésité. Toutefois, quand j'ai vu que le dernier train de Rouen à Paris partait à 20h09, j'ai failli lâcher l'affaire : comment vais-je rentrer chez moi ? Je me voyais déjà faire du stop pour rentrer à Paris un samedi soir...

Heureusement, une bonne âme a accepté de m'emmener dans son carrosse blanc motorisé. Nous partirons donc samedi (après-midi afin d'éviter les bouchons) pour Barentin en Seine-Maritime (près de Rouen donc) où se déroulera une soirée open peau douce, discussions et dédicaces à gogo...

Alors si vous êtes dans le coin et avez envie de venir, il faut contacter l'association AXEL sur son site. Et si vous voulez en savoir plus sur AXEL, allez lire le Têtu du mois d'octobre qui comprend un article à propos de ses deux mamans.

Ah et je dédicacerai aussi mon livre à Cineffable à Paris fin octobre. Les détails dans un prochain billet.

jeudi 24 septembre 2009

Djou et Esther à Paris


Pour les fans de Djou et d'Esther se trouvant à Paris ce week-end, je vous invite à vous balader au Festiblog rue Eugène Spuller dans le troisième arrondissement.

Esther dédicacera le samedi entre 13 et 16h et Djou, le dimanche de 11h à 13h. Demandez-leur de vous dessiner des filles à la peau douce. Elles font ça très bien !

lundi 14 septembre 2009

La rentrée des lesbiennes


C'est la rentrée des lesbiennes, les anciennes et les nouvelles. Une pensée particulière pour celles qui se sont découvertes lesbiennes cet été dans la chaleur du mois d'août, les yeux brillants à la vue de la jolie fille séduisante, un peu plus âgée, qui faisait chavirer les cœurs au gré de ses humeurs.

Il est temps de faire la fête, de se rassembler, jeunes et plus anciennes, afin de partager son énergie avant les saisons froides et nocturnes.

Je déclare donc ouverte la période des fêtes "rentrée des lesbiennes" à organiser avec vos amies lesbiennes (uniquement), de la bonne musique et des boissons colorées. Le cocktail de la soirée sera inventé et unique pour cette rentrée sautillante. Cartables, socquettes et couettes optionnels.

Et pour les Parisiennes, je vous invite à commencer la rentrée en douceur en écoutant Habiba et Jerry jeudi 17 septembre au Traquenard Bar entre 20h et 22h30 au 11, rue de Charonne dans le 11e, métro Bastille (ligne 1, 5, 8) ou Ledru Rollin (ligne 8). Entrée gratuite. Un chapeau tourne à la fin...J'y serai aussi.

mercredi 9 septembre 2009

Dédicaces

Source : Seb Mesnard

Un petit mot pour vous encourager, vous qui allez acheter mon livre par internet, n'hésitez pas à me demander une dédicace. C'est vraiment moi qui fais les paquets, et j'ai acheté un nouveau stylo mauve comme il se doit (merci Tanaé). Alors lancez-vous !

Et si vous avez le choix, commandez plutôt via paypal que via priceminister. C'est moins cher pour vous et pour moi.

dimanche 6 septembre 2009

Plus que deux !


Plus que deux librairies gay et lesbienne en France ! Je viens juste d'apprendre que la librairie Etat d'Esprit à Lyon avait fermé : elle est  en liquidation judiciaire depuis le 22 juillet 2009. Eh bien, cela devient difficile pour les librairies indépendantes, gay et lesbienne qui plus est !

A titre personnel, je suis un peu déçue aussi car tous les livres qui avaient été vendus lors de ma dédicace en avril (et ceux qui ont suivi) ne m'ont pas été payés... Je comprends mieux pourquoi personne ne répond à mes mails depuis un moment là-bas.

Sébastien, Valérie, si vous me lisez...

Retour de vacances

Source : Djou (merci pour ce dessin créé pour l'occasion !)

Retour de vacances pour la plupart. Vous êtes d'ailleurs nombreuses à être revenues de Montréal ! Mais qui part bientôt et pourrait amener quelques livres à la librairie ? S'il-vous-plaît ? Bon, la bonne nouvelle, c'est que l'été est encore un peu là en ce début septembre ! C'est bon ça ! Pour les Parisiennes, il est encore temps d'essayer le Rosa Bonheur.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui Promis, plus à suivre dans les prochains épisodes...

lundi 17 août 2009

Un voyage à Montréal ?

Source : Claudio Acciari

Une bonne nouvelle pour commencer  : tous les livres à la peau douce ont été vendus à Montréal ! Olé ! Je viens de recevoir un mail de Jacques, le libraire de Ménage à trois, 1672 Ste-Catherine Est à Montréal. Il m'en commande une vingtaine.

Le hic : il me faut une bonne âme pour les transporter, les déposer à la librairie et me ramener l'argent. Ok, ok, je pourrai les envoyer par colis mais Catherine de feu les Editions La Cerisaie m'a dit que les douanes confisquaient souvent les livres LGBTQ. Et j'ai eu d'autres témoignages de ce type. Donc je préfèrerais ne pas le faire.

A votre bon cœur si vous partez bientôt pour Montréal...Contactez-moi directement par mail.

jeudi 30 juillet 2009

NPAI : n'habite pas à l'adresse indiquée

Source : Dan Thompson

Suite à mes récents échanges de courriels avec Scoubidouwah, je viens de m'apercevoir qu'une lettre avait à nouveau été perdue... J'ai l'impression que je reçois une fois sur deux les courriers postaux qui me sont adressés. Pourtant, l'adresse indiquée sur les colis est la bonne (bon parfois, j'écris un peu vite mais bon, ça reste lisible ? Rassurez-moi... ). Cela m'embête car j'aime beaucoup recevoir des lettres sur mon livre (en plus des commentaires sur le blog que je lis toujours avec beaucoup d'intérêt > merci de prendre le temps de les écrire !). Moralité : eh bien, le mieux, c'est peut être de m'écrire  par courriel ou directement sur mon blog. C'est sûr : ce ne sera pas perdu.

Allez, à vos claviers

mardi 28 juillet 2009

Après le Pulp, le Rosa Bonheur

Portant le nom d'une peintre du XIXe siècle, Rosa Bonheur est un bar situé dans le parc des Buttes-Chaumont à Paris dont l'une des particularités - la plus importante à mes yeux - est d'être tenu par l'ancienne équipe de feu le Pulp, notre club lesbien parisien par excellence fermé depuis 2007. La légende veut que le propriétaire n'ait pas voulu renouveler le bail du Pulp dans l'intention de le transformer le lieu en parking.

Quoi qu'il en soit, Rosa Bonheur a été créé en juillet 2008 avec pour objectif  d'être "un restaurant avec des activités culturelles pour les enfants et les plus grands, des accrochages réguliers, des musiciens de tout acabit, des performances culinaires et du sport, la pétanque. Il est rendu possible par la réunion d'associés et de professionnels de la gastronomie, du loisir, du cinéma, de la culture, de la communication et de la culture « bio », tous enthousiastes à l'idée de se retrouver dans un projet commun, ambitieux et généreux."

Nulle trace de lesbiennes dans le projet. Pourtant, on peut en voir de nombreuses (pour qui a un œil averti...). J'y étais le 2 mai dernier, le jour de la réouverture, et on avait (un peu) l'impression d'être dans un bar lesbien. Plein de têtes connues se baladaient de ci, de là. Mais quand la musique a commencé à pulser, c'en était fini de cette douce et stimulante ambiance Pulp revival, les bobos du quartier (et d'ailleurs) se trémoussant sur des musiques qui ne passaient même pas le samedi soir au Pulp (et pourtant, on n'avait pas droit qu'à la crème de la musique ces soirs-là). Patatras donc le rêve d'un nouveau lieu lesbien. Pour qui aime les lieux mixtes avec beaucoup de bobos, c'est réussi.

J'y suis retournée samedi dernier avec un petit gang de lesbiennes et on a observé (et bu, et bu...). Les quelques photos du montage ci-dessus sont issues de cette soirée. C'est une affaire qui roule bien avec l'affluence estivale, trop bien même peut-être car à partir de 22h, tout le monde est viré du parc par les vigiles et les clients du Rosa Bonheur sont parqués derrière des barrières en fer jusqu'à minuit, nouvelle heure de fermeture. Les riverains ont dû se plaindre, car auparavant le lieu fermait à 2h du matin et les barrières n'étaient pas encore de la partie. En septembre, Rosa Bonheur fera aussi restaurant (bio), et promis, j'y serai, histoire de voir comment ça évolue...  Bientôt des soirées lesbiennes au Rosa Bonheur ?

Pour les infos pratiques, c'est là

lundi 6 juillet 2009

J'ai failli participer...

... au dernier concours de courts-métrages homos mais les règle du jeu me semblaient trop gnagnans... En gros, il fallait que ça se termine bien et que ce soit positif. Enfin bon, si j'avais su que le court-métrage lesbien ressemblerait à ça j'aurais tenté ma chance.

Sinon, côté garçons, il faut absolument voir le court-métrage sur la colo. L'ambiance de colo est très bien rendue (et j'en ai fait un max, y compris en tant qu'animatrice).

Et pour les autres courts, je partage l'avis de Zeste dont le blog déchire toujours autant !


jeudi 25 juin 2009

La Marche des fiertés à Paris



Source : Yoko Tanji

Samedi, je distribuerai des flyers dans la Marche, tout particulièrement derrière les chars des Ginettes armées et de Dollhouse. Alors, si vous me voyez et si vous avez envie d'acheter un bouquin ou tout simplement de discuter, n'hésitez pas à le faire. Je serai ravie de vous rencontrer.

jeudi 18 juin 2009

Le cinéma arc-en-ciel, entre clichés et moments de vérité

Anne Delabre a été la première journaliste à commenter mon livre et la voilà qui vient de publier un livre sur le cinéma. Je ne pouvais pas faire l'impasse. Donc voilà, je vous informe officiellement de la sortie de l'ouvrage :

Le cinéma français et l'homosexualité par Anne DELABRE et Didier ROTH-BETTONI

Je ne l'ai pas encore lu mais dans le communiqué de presse, on apprend que "contrairement aux États-Unis où la censure obligeait les cinéastes à n'évoquer l'homosexualité qu'avec prudence, le cinéma français a mis en scène dès ses débuts des gays et des lesbiennes, dans tous les registres du septième art. Souvenez-vous des films de Jean Cocteau (notamment Le Sang d'un poète en 1930), du couple formé par Edwige Feuillère et Simone Simon dans Olivia (1950) ou de l'amitié passionnelle entre Jean Gabin et son meilleur ami dans Gueule d'amour (1937)." Moi, je ne m'en souviens pas mais ça fait de nouveaux films à découvrir...

Ah et pour les infos pratiques, c'est 14,5 euros pour 300 pages, et pour les Parisiennes, présentations prévues ce soir à 20h au Centre LGBT (gratuit) et mercredi 24 juin à 20h au Nouveau Latina (5 euros). Plus de détails ici.

mardi 16 juin 2009

Apprendre à marcher

Source : La chaîne de pepsienglish (compte desactivé depuis la mise en ligne du billet)

J'ai découvert beaucoup d'histoires lesbiennes sur le site , One More Lesbian, notamment celle de Pepa et Silvia, deux Espagnoles travaillant dans un commissariat. En plus du plaisir d'entendre de l'espagnol, on les voit se rencontrer, se séduire, se chercher, s'aimer puis... Bon je n'en dis pas plus mais vous conseille de regarder une scène qui m'a marquée et qui fait écho à mon chapitre 3. j'assume mon orientation sexuelle. Cliquez sur ce lien pour télécharger la scène en question : Pepa apprend à Silvia à marcher

Et pour celles souhaitant voir plus de Pepa et de la très belle Silvia, c'était là mais le compte a été desactivé. Heureusement, Univers-L assure le suivi et en VOST Univers-L asssure le suivi et en VOST. Attention : mieux vaut avoir un peu de temps car il y a plus de soixantes vidéos... sans compter les multiples vidéos de fans.

mardi 9 juin 2009

Cartons en folie

Source : Gaston Lagaffe

En janvier, j'avais posté un billet sur mes cartons de livres en vous demandant d'en acheter un max car je déménageais bientôt... Et voilà, je viens de déménager. Ouf !

J'ai performé la butch qui est en moi ce week-end avec mes ami-e-s et ma famille. Au programme, portage de cartons (après l'emballage), conduite d'un gros camion dans Paris (grosse flippe) et montage de meuble suédois... C'est fou ce qu'on peut accumuler en 5 ans ! Du coup, me voilà arrivée à bon port mais il reste quelques cartons à déballer (euh beaucoup).

J'ai quelques livres à portée de main (presque comme Gaston), mais je n'ai pas encore retrouvé celui avec les flyers, affiches, marques-pages, etc. Du coup, pour celles qui ont commandé un livre sur le net, j'espère que vous serez un peu patientes. Je vais bientôt vous envoyer le pack complet. Je vais y arriver ! Promis !

jeudi 4 juin 2009

Lunettes noires de rigueur


Source : Lez me if u can

Marion que j'avais interviewée pour mon livre se lance avec des copines dans l'organisation de soirées à Paris. Pour marquer le coup, j'offre un livre dédicacé à la fille qui portera la paire de lunettes la plus extravagante ! J'y serai bien sûr.

Au programme, le très show Strip Tease Burlesque de Valentina del Pearls, Zoe Kill Kill Pussycat et Miss Glitter Painkiller. MA Public Therapy s’occupera des décibels et du dancefloor pour une soirée extravagante ponctuée de nombreuses surprises ! Très prometteur donc et entrée gratuite en plus !

Les détails sont là.

Alors à samedi 13 juin si vous êtes dans le coin... ?

mercredi 3 juin 2009

Quand j'étais à Paris

Source : Blog de Frizzur

Avec un peu de retard, voilà la troisième variation sur le même thème : Les Filles ont la peau douce vue par une BD-blogueuse lesbienne. Encore une fois, une histoire en images bien balancée et sonnant juste. C'est toujours un grand plaisir de voir que mon livre est lu, apprécié et utile ! Et puis, ça fait du bien de rire un peu en lisant cette petite histoire.
Merci Miss !

dimanche 31 mai 2009

Morceaux choisis : le troisième chapitre



Un extrait de chaque chapitre tous les mois... Pour mai, voilà, in extremis, celui du troisième chapitre intitulé "03. j’assume mon orientation sexuelle".

"Parfois, un déclencheur peut permettre de briser des barrières plus rapidement. C’est ce qu’a vécu Isabelle il y a quelques années : « J’avais sympathisé avec une femme d’une trentaine d’année à la piscine. On se voyait toutes les semaines. Pour moi, c’était évident qu’elle était lesbienne et j’avais envie de partager ce qu’on avait en commun. Je lançais sans cesse des perches sur les filles qui nous entouraient. Elle ne les relevait jamais. Je me sentais mise à l’écart. Un jour, alors que nous nagions sur des lignes différentes, je lui ai lancé : “ si tu ne veux pas changer de bord, au moins, change de ligne ! ” Ça a déclenché la discussion ! J’en ai profité pour lui faire mon coming-out. C'est alors qu’elle m’a rejetée hyper fort. Elle n’a plus voulu me parler pendant des semaines. Elle est finalement revenue me faire une déclaration d’amour. J’étais sans voix. J’ai compris qu’elle ne savait pas qu’elle était homo. Je l’avais en quelque sorte révélée à elle-même. Comme je ne souhaitais pas
sortir avec elle, j’ai coupé court en mettant de la distance entre nous. Six mois plus tard, je l’ai croisée main dans la main avec une fille. »

Cette histoire est un cas typique d’homophobie intériorisée. Lorsque le désir de la fille de la piscine perçait ses barrières intérieures et qu’elle en devenait consciente, il devait lui paraître sale, pervers et anormal. Incapable de l’exprimer, elle préférait alors le taire et le repousser au plus profond. Aussi quand Isabelle, la reconnaissant comme lesbienne, a voulu partager avec elle ce point commun, elle a été rejetée. La fille de la piscine a peut être aussi pensé qu’Isabelle la draguait en lui faisant son coming-out, d’où sa réaction de rejet. Ce rejet a d’ailleurs été d’une grande violence pour Isabelle confrontée pour la première fois à une manifestation d’homophobie intériorisée. Finalement, toutes les deux ont appris de cette expérience, l’une sur son désir profond et l’autre sur la puissance des interdits intériorisés.

(...)

Les hétérosexuels sont bien entendu concernés par cette homophobie. Il n’est pas rare qu’une fille comme Alice s’entende dire « je ne te voyais pas du tout homo » ou « je te verrais trop bien avec un mec ». De prime abord, cela paraît plutôt sympathique, mais cela suppose qu’il y a un type de lesbienne et qu’une jolie fille devrait être avec un garçon. Cela signifie aussi que les autres présupposent qu’Alice est hétérosexuelle. Dans un monde idéal, personne ne devrait présumer de l’orientation sexuelle des autres. Alice dit souvent : « Le jour où on me demandera si je suis avec quelqu’un plutôt que si j’ai un petit copain, alors nous aurons avancé. » C’est rarement ce qui se passe aujourd’hui.

Une façon d’envisager les choses est de considérer que nous jouons tous des rôles dans notre vie, mais que cela ne nous empêche pas de garder une identité constante. Si vous êtes plutôt féminine, vous serez considérée comme hétérosexuelle, et c’est toujours un peu difficile de faire son coming-out à chaque fois, quand bien même vous assumez tout à fait votre orientation sexuelle. Autant réagir en fonction des circonstances sans culpabiliser si vous ne démentez pas systématiquement les suppositions. Parfois, mieux vaut s’abstenir. Parfois, mieux vaut attendre que les autres vous connaissent un peu plus. Vous êtes la plus à même de juger de la situation."

La suite à lire dans Les Filles ont la peau douce, disponibles dans TOUTES les libraires gays est lesbiennes de France (ok, juste les trois de France, mais bon, c'est déjà ça), chez lez girls de Tours, à l'Alcôve à Nantes, chez Ménage à trois à Montréal et sur mon blog via priceminister... Je cherche toujours des librairies pour le distribuer...


Trois petits tours et puis s'en vont

Source : Coordination Interpride France

La belle saison commence, les marches des fiertés sont lancées, c'est la fête ! Je serai à celle de Paris. Si vous me croisez, achetez-moi un livre Je cherche du monde pour m'aider à tracter. N'hésitez pas à me contacter si ça vous dit de participer.

Des livres seront aussi disponibles à la marche de Tours. Les filles de l'asso LGP de la région Centre ont gentiment proposé d'en vendre sur leur stand. Un merci tout particulier à Axelle et Stéphanie pour leur aide ! Lors d'un récent week-end à Tours, j'ai eu le plaisir de passer dans leur local, tout nouveau, tout beau, et de discuter de mon livre. J'ai vraiment passé un bon moment là-bas et plus généralement à Tours, ville très agréable où on croise plein de lesbiennes...

mercredi 20 mai 2009

Judith, je te yagge

Source : Vera Brosgol

Il y trois ans j'avais envoyé un premier manuscrit au journal Têtu. Je cherchais à avoir des avis de professionnels, voire à le faire publier comme supplément. Bref, je (me) cherchais...

C'est alors que j'ai reçu un coup de fil de Judith Silberfeld, à l'époque journaliste chez Têtu. Très sympa, elle me dit avoir aimé mon manuscrit mais ne pas trop savoir quoi en faire... J'en garde un souvenir flou si ce n'est que ce coup de fil m'avait vraiment donné la pêche et l'envie de continuer. Alors Judith, trois ans après, je te yagge, euh, je te remercie pour ce coup de fil mais aussi pour l'interview que tu viens de publier dans ton nouveau webzine aujourd'hui !

Pour les curieuses, le résultat de l'interview est sur YAGG !

dimanche 17 mai 2009

Journée contre l'homophobie

Source : Kazu Kibuishi

Dimanche dernier, Djou a bombardé son mail sur la journée contre l'homophobie et la transphobie à des millions dizaines de blogueur-se-s. Elle nous invitait à  créer "une grande fresque d'auteurs unis pour rompre avec les tabous, les idées reçues, le laxisme face aux discriminations, ce putain de silence malsain qui tombe sur nos vies comme un linceul."
Alors j'ai écrit un petit texte, une histoire qui fait du bien, une naissance librement inspirée de mon guide, Les Filles ont la peau douce.
Et d'autres ont fait des dessins. La liste est là,
Bonne lecture !

Ce parfum d’asphodèles

Hier, j’ai menti…

Je m’appelle Nadia et je prépare le bac, enfin c’est ce que pensent mes parents, toujours à me marteler que c’est en travaillant à l’école que je m’élèverai socialement. Réussir le bac, faire Sciences Po, devenir fonctionnaire, c’est leur rêve, celui de ma mère surtout, elle qui m’imagine mariée à un docteur avec deux beaux enfants. Elle ne voit pas la belle cage dorée vers laquelle elle me dirige à force de conseils et de jugements.

Je veux voler de mes propres ailes, m’envoler comme la musique qui s’échappe de mes doigts, loin de la grisaille de ma banlieue, de la horde de jeunes assoiffés de reconnaissance et prêts à te ridiculiser pour se sentir plus vivants. Je veux vivre mes passions et rencontrer la fille de mes rêves, celles qui rira avec moi quand je ferai mes petits pas de danse ridicules, celle qui m’accompagnera sur les sentiers du plaisir, celle dont la main sera chaude comme le soleil d’été… Une fille qui sera femme à mes lèvres, avides d’elle, jamais rassasiées. Elle aura comme un parfum d’asphodèles qui me fera respirer l’amour des femmes.

Hier donc, j’ai menti…

Au lieu de réviser le bac chez une copine, je suis allée pour la première fois dans le Marais à Paris. Comme j’ai l’habitude de sortir seule au ciné, je me suis lancée. J’avais l’impression de rêver. Mon regard s’arrêtait sur les filles qui s’embrassaient. Je les trouvais toutes séduisantes. Cette sensualité libre et aérienne m’a submergée. Je n’avais pas d’idée très claire ce que j’allais trouver. Je m’imaginais un peu le milieu comme une terre promise avec des nymphes alanguies n’attendant que moi...

Une fois sur place, je me suis aperçue que le milieu, c’est comme la vie : je voyais des filles qui semblaient bien dans leurs baskets, d’autres moins ; des filles aux cheveux longs, d’autres aux cheveux courts et au look incroyable. Toutes semblaient à leur place, avec des filles qui aiment des filles. Quelques garçons barbotaient ici et là, des corps étrangers, des poissons hors de l’eau que j’aurais voulu voir retourner dans leur bocal. Cette mer est à moi. J’avais envie de le leur crier, à eux qui ne faisaient que représenter ceux qui ne m’attiraient pas et avaient ri de mon look de garçon manqué et de mon refus de me livrer à leur regard dans des habits mal taillés et contraignants pour mon corps.

Je les ai oubliés quand mon regard a croisé celui de la fille au baby-foot. Elle criait d’excitation après avoir marqué un but. En relevant la tête, ses yeux joyeux ont rencontré les miens. Fugace moment. Intense coup de chaud. En discutant avec une fille sur le chat Gayvox, j’avais appris que les filles sont capables de passer des heures, des jours et même des mois à fantasmer sur une fille sans oser lui parler alors qu’un mec foncera plus facilement. Il se fera souvent jeter mais, au moins, il aura tenté sa chance.

Décidée à faire mentir cette affirmation, je m’approchais du terrain de jeux, me faufilant entre les filles, évitant de justesse la serveuse et son plateau. Rien ne pouvait me faire dévier de ma route quand soudain, j’entends mon prénom. Hélène, la première de la classe. Adossée au bar avec des copines, elle me sourit. Elle est transformée, sans ses lunettes et ses jupes droites. Interloquée, je vacille un peu. Mon regard se brouille. J’ai l’impression que je vais faire un malaise. C’est alors qu’Hélène me prend doucement par le bras et me conduit près de ses amies. Elle me présente avec entrain : «  les filles, c’est Nadia, la fille de ma classe dont je vous avais parlé ». Ah, elle leur avait parlé de moi ? Je saisis une bière et boit goulument. J’essaye de répondre à leurs questions. Je me fais répéter leurs prénoms deux ou trois fois. On verra plus tard pour la fille au baby-foot.

Fin


PS : c'est grâce aux militant-e-s que des lieux comme le Marais existent, que des bars pour les lesbiennes ouvrent leurs portes, qu'on peut prendre la main de sa copine dans la rue et l'embrasser... Alors déjà merci à toutes celles et ceux qui se battent pour tou-te-s et n'oublions pas que la lutte contre l'homophobie, c'est toute l'année et c'est bien plus vaste, c'est la lutte contre l'HETEROPATRIARCAT, une lutte de toutes les minorités contre la domination masculine ! Encore une fois,  pour celles qui ne sont pas familières avec cette idée, mes petits conseils de lecture : mon guide bien sûr (faut l'acheter) mais pour la théorie, surtout Christine Delphy, Monique Wittig, Guillaume Carnino, Colette Guillaumin, Elsa Dorlin, etc.

PPS : pour les parisien-ne-s, dans le cadre de cette semaine placée sous le signe de la lutte, un débat qui s'annonce passionnant. J'y serai !

"Le désir a-t-il un genre ?".
Autour de cette question, sont invités à débattre au Forum des images le jeudi 21 mai à 19h : Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe, auteure notamment du Sexe Prescrit, la différence sexuelle en question (éd. Aubier, 2000) ; Natacha Chetcuti (sociologue et docteure en anthropologie sociale, auteure d'une thèse sur "Les catégories de genre : normes et variations selon les types de comportements socio-sexuels chez les femmes" (à paraître en 2010) ; Michèle Ferrand (sociologue), auteure en particulier de Féminin, Masculin (éd. de la Découverte, 2001) et Michel Bozon (sociologue), coresponsable de l'enquête "Contexte de la sexualité en France" en 2006. 
Modératrice de la discussion : Stéphanie Arc, auteure et journaliste.

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